L'attractivité économique du territoire azuréen est-elle fragilisée par l'attentat du 14 juillet ?
A ce jour, je n'ai perçu aucun signe avant-coureur de remise en cause de notre destination concernant les décisions d'implantation d'entreprises étrangères, parce que toutes les destinations occidentales qui comptent aujourd'hui présentent malheureusement un risque potentiel. L'attentat du 14 juillet, s'il nous a tous fortement marqué, ne devrait pas nous mettre dans une situation de dégradation d'activité. D'autant que l'année 2016 se présente comme une année record. Regardez New York, le 11 septembre a certes impacté la ville comme destination économique pendant un ou deux ans, avant de repartir de plus belle car au final les choix stratégiques d'implantation s'inscrivent sur le long terme.
Cela suppose toutefois une évolution du discours...
D'abord, il faut dire que notre territoire, et cela reste encore plus vrai en cette période de douleur, demeure attractif parce que son projet stratégique est clair et que les talents sont là... mais oui, notre discours devra évoluer pour montrer que notre territoire ne se laisse pas impressionner, qu'il continue à vivre et à se développer. C'est pourquoi Team Côte d'Azur est partie prenante de la démarche #CôtedAzurNow engagée par David Lisnard et le CRT, initialement impulsée pour relancer le volet touristique mais tout aussi impactant pour le volet économique.
French Tech Côte d'Azur a obtenu trois labellisations thématiques sur six demandées...
On est dans la moyenne. Nous avons obtenu les labellisations sur les thématiques en cohérence avec notre positionnement stratégique, à savoir les Cleantech, l'EdTech et la Sécurité. A cet égard, dans le contexte international d'aujourd'hui, positionner le territoire azuréen comme un des spécialistes français de la thématique de sécurité, de la protection des données à l'anticipation des risques me semble une très bonne chose pour assoir notre action et notre attraction dans ces domaines-là.
Des regrets ?
Oui, deux. Le premier tient en l'absence au niveau national de la thématique E-tourisme. C'est incompréhensible pour un pays comme le nôtre. Le second, c'est le label SportTech qui nous a échappé. Cela dit, si l'on n'est pas labellisé SportTech, cela ne veut pas dire que l'on n'est pas rattaché à cette thématique. Toutes les dispositions ont déjà été prises en ce sens. »