À 49 ans, Jean-Michel Verd a déjà un parcours d'entrepreneur bien rempli.
Le créateur Ingénieur en génie industriel de formation, il s'est orienté très tôt vers le milieu médical. En tant qu'associé minoritaire, il a participé à la création de plusieurs sociétés. Helioscopie d'abord, en 1999 à Vienne, spécialisée dans le traitement de l'obésité. Puis Santinov en 2007, à Andrézieux-Bouthéon, TPE oeuvrant dans le domaine des compléments alimentaires après les chirurgies de l'obésité. Et enfin, Endalis en 2008, une start-up ligérienne visant à développer un nouveau ballon intra-gastrique, toujours dans le secteur du traitement de l'obésité. « En décembre 2013, j'ai décidé de partir et de vendre mes parts pour créer ma société. Je voulais enfin être actionnaire majoritaire. J'avais une idée en tête, je voulais me donner les moyens de la mettre en oeuvre », raconte Jean-Michel Verd.
Le projet
Son idée ? Un dispositif médical, s'implantant et se retirant facilement par voie endoscopique, et permettant de limiter le passage des nutriments dans le sang. Ce dispositif barrière doit ainsi faciliter la perte de poids des patients. « Il y a, pour l'instant, un seul produit concurrent dans le monde, commercialisé par une entreprise américaine ». Pour mener à bien son projet, Jean-Michel Verd a créé, en mars dernier, Horus Care à Saint-Chamond, avec un capital de 10.000€. Le développement de la start-up sera renforcé par la commercialisation de compléments alimentaires, par voie sublinguale notamment, qui permettront de pallier aux problématiques de carences alimentaires. Jean-Michel Verd n'envisage pas de production interne. La fabrication des compléments sera sous-traitée à plusieurs prestataires en France. Le dispositif médical lui, sera, produit par Cisteo (Besançon) et conditionné par Cardial (Saint-Étienne).
Les débuts
Jean-Michel Verd travaille actuellement, avec le Cetim, à la mise au point d'un simulateur d'intestin permettant de tester les mouvements et les contraintes mécaniques. Dans un deuxième temps, il collaborera avec l'école vétérinaire de Lyon pour les études in vivo. Le dispositif médical devrait être mis sur le marché fin 2015, les compléments alimentaires dès le mois prochain via des grossistes et le site web.
Les financements
Accompagné par Initiative Loire, la Région (Inovizi), le Pôle des Technologies médicales et Saint-Étienne Métropole, le créateur a investi 100.000€. Il bénéficie d'une aide à l'innovation de Bpi France (70.000 euros d'avance remboursable) et de la bourse French Tech (subvention de 30.000 euros). « Ces sommes permettront de couvrir les frais de R & D et de marquage CE ». Pour le développement de la partie commerciale, Jean-Michel Verd travaille à une levée de fonds d'1 M€ avec un cabinet spécialisé.
Les objectifs
En 2014, avec une activité commerciale uniquement sur les trois derniers mois de l'année (compléments alimentaires), le dirigeant espère atteindre un chiffre d'affaires de 50.000€. En 2015, il prévoit 400.000€, le double l'année suivante. À échéance de 5 ans, Horus Care pourrait générer un chiffre d'affaires de 4 à 5 M€ avec 5 salariés, en majorité à l'export (hors Europe). La start-up devrait s'installer dans un local de 300 m² à Metrotech dans les prochaines semaines.
www.horuscare.com
SANTÉ. Jean-Michel Verd crée Horus Care, start-up spécialisée dans le traitement de l'obésité. Soutenu par plusieurs organismes publics, dont BpiFrance, il pourrait réaliser un chiffre d'affaires de 5 M€ d'ici 5 ans.