Mulhouse
J.-M : Bockel : « Objectivement, nous avons tâtonné sur la CFE »
Mulhouse

J.-M : Bockel : « Objectivement, nous avons tâtonné sur la CFE »

M2A Le président UDI de Mulhouse Alsace Agglomération (M2A) estime que l'offre en infrastructures a progressé sous son mandat.

Mandat chargé que celui qui s'achève pour la grande collectivité du Sud-Alsace. Réforme de la taxe professionnelle, création de la M2A en lieu et place de la Camsa, arrivée de la LGV Rhin-Rhône. Le tout dans un contexte économique qui « a fragilisé davantage un territoire qui a subi dans les décennies précédentes le choc de la désindustrialisation », rappelle le président sortant de la M2A, Jean-Marie Bockel. Se déclarant prêt à rempiler en 2014, - « Je pense pouvoir être utile encore quelques années à la M2A » -, l'ancien maire de Mulhouse aborde cette campagne en mettant en avant les efforts faits en matière d'infrastructures. Outre la dynamique de l'Euroairport qui ne se dément pas (il fait partie du Comité de direction au titre de la M2A), il a aussi surfé sur le succès de la jeune LGV Est et sur l'arrivée du TGV Rhin-Rhône en cours de mandat pour dynamiser l'offre urbaine en direction des entreprises : projet du Quartier Gare, du village industriel de la Fonderie, renforcement des pôles économiques de la Mer Rouge et du Parc des Collines... Mais l'attractivité du territoire pour les entreprises et les salariés repose aussi sur des services associés comme le transport urbain ou l'offre en matière de périscolaire. « Nous avons dû faire des arbitrages en termes de dépenses sur ces points-là dans une optique de modération fiscale », concède-t-il. Ainsi, le Bus à haut niveau de service (BHNS) a-t-il par exemple été préféré à des extensions de tram.




Vers une « neutralité fiscale »

En matière de fiscalité, le président sortant assume le couac de la CFE qui avait provoqué le mouvement des "pigeons" mulhousiens en 2012. « Objectivement, nous avons tâtonné sur la CFE, que nous avions voulu mettre au taux maximum. Mais pour une bonne raison : nous voulions récupérer ce que l'on avait perdu avec la fin de la taxe professionnelle et qui n'a pas été compensé, malgré les promesses, par l'État. Maintenant, nous avons aussi fait des économies, y compris sur notre train de vie et il faut bien comprendre que dans ce climat anti-fiscal, il faut quand même que l'on ait des recettes », martèle-t-il. Les choses se sont « stabilisées » depuis, « et nous allons préserver la neutralité fiscale dans les prochaines années », assure Jean-Marie Bockel. Une ambition qui sera toutefois mise à l'épreuve d'une conjoncture qui reste compliquée, de dotations de l'État promises à la réduction et de besoins en cash qui restent importants, notamment pour accompagner les mutations économiques du territoire soulignées dans la feuille de route prospective Mulhouse Alsace Eco 2020. Celle-ci, lancée au cours du mandat qui s'achève, confirme l'importance de soutenir les pôles locaux ou régionaux, garants de création de richesse et d'emplois à long terme. « Cela ne veut pas dire que nous nous désintéressons des grands fleurons industriels existants », assure-t-il. Les yeux se tournent naturellement vers le site de PSA et ses près de 8.000 emplois directs. « C'est une inquiétude permanente », confie Jean-Marie Bockel, « mais nous devons rester impliqués dans les projets de réorganisation et de modernisation du site. Y compris sur le plan financier », conclut-il.

Mulhouse