Jacques Bianchi, président de la CCI du Var et de la Chambre régionale du commerce et de l'industrie Paca-Corse avait mobilisé une soixantaine d'élus et chefs d'entreprises pour représenter son département aux États généraux des CCI.
Que retenez-vous des états généraux?
J'étais pour ces états généraux. Car, ainsi, nous avons pu montrer que les chefs d'entreprises qui composent les CCI de France avaient l'intention de se réunir et de réfléchir, ensemble, à la modernisation des chambres de commerce. Nous étions plus de 4.000 à s'être donnés rendez-vous à Paris, et ceci, en l'espace de quelques semaines. Les dirigeants d'entreprises ont largement démontré qu'ils étaient impliqués dans la vie et le devenir de leurs CCI.
Où en est aujourd'hui la réforme des CCI?
Il ressort des états généraux que le rôle des CCI territoriales est compris et leur nécessité est reconnue. Quant au rôle des CCI régionales, il sera renforcé. Dès mon élection, j'avais précisé que mon mandat serait fait de proximité, de partenariat et de modernisation. Dans le Var, la structure de la CCI est déjà sur une voie plus moderne: nous sommes passés de 14 à 7 directions opérationnelles et je souhaite qu'on puisse, à l'avenir, mutualiser certaines fonctions de back-office au niveau de la région. Nous pourrions ainsi diminuer les coûts de fonctionnement de toutes les CCI de la région tout en augmentant la pertinence de nos actions en direction des entreprises. Au sein de la région Pacac, le mouvement est déjà enclenché. Il va se poursuivre pour que la prochaine mandature puisse ensuite tout mettre en place.
Qu'en est-il des élections? Seront-elles reportées?
Suite aux états généraux, nous devons maintenant proposer des textes pour régir les CCI aux ministres de tutelle. Le législateur devra ensuite délibérer courant 2009, pour que nous puissions ensuite organiser nos élections. Mais il ne faut pas confondre vitesse et précipitatio
n et peut-être faudra-t-il envisager de repousser les élections en 2010. Nous voulons faire les choses correctement... Donnons-nous donc le temps nécessaire. Je tiens enfin à préciser que la modernisation n'entraînera aucun problème au niveau social. C'est pour cela que nous prendrons le temps de modifier les structures des CCI afin de baisser, dans les années à venir, le taux de la taxe additionnelle à la taxe d'apprentissage (TATP).