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Isobois : Deux anciens salariés reprennent l'activité
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Isobois : Deux anciens salariés reprennent l'activité

Rénovation Après la liquidation judiciaire d'Isobois, Michaël Corlé et Véronique Perouas ont repris l'activité après avoir racheté les actifs et la marque.

Ils auraient pu démarrer dès l'automne. L'activité reprend tout juste. Après la liquidation de leur entreprise Isobois par le tribunal de commerce de Brest, deux salariés, Michaël Corlé et Véronique Perouas viennent de remonter l'activité. Leur proposition de reprise à la barre du tribunal ayant été refusée, c'est en rachetant les actifs et la marque Isobois que les deux associées recréent petit à petit la société spécialisée dans la rénovation de fenêtre en bois. « Nous avons commencé à l'automne avec huit commerciaux, un poseur et une personne à l'atelier », indique Michaël Corlé. Un départ, mais sans la marque. « Au final, même si nous avons déjà des clients, on démarre vraiment depuis janvier »




Objectif : 1,5M€ de chiffres d'affaires

Au début de l'année 2013, Isobois comptait déjà une quarantaine de clients, bien que la meilleure période pour l'activité soit passée avant d'avoir pu racheter les actifs de l'entreprise. « On a perdu un peu de temps », estime Michaël Corlé. Pour 2013, l'objectif est d'atteindre 1,5million d'euros de chiffre d'affaires lorsque le groupe Isobois, avant sa liquidation, réalisait 4,2millions d'euros en 2011 (5,8M€ en 2010 et 6,3M€ en 2009). Les dirigeants veulent rester prudents : « On veut repartir doucement. La crise est encore là ». Côté stratégie, Michaël Corlé et Véronique Perouas ont décidé de revenir au produit historique d'Isobois, le façonnage et la transformation de verre plat. « Notre force, c'est cette innovation. On change le vitrage, ce qui permet d'isoler à nouveau au lieu de tout changer. Nous sommes les seuls à le faire. Mais on rend au client un produit fini, en peignant le bois autour de la fenêtre, explique Michaël Corlé. Nous sommes donc moins cher et plus écolo. » Un produit de niche auquel les deux entrepreneurs croient, à condition de bien se positionner sur le marché. « Nous partons sur un prix d'appel

, moins cher que le PVC et l'aluminium et pas entre ces deux produits, indique-t-il. Le marché est concurrentiel. Les clients sont des particuliers qui négocient souvent le prix. Le PVC tire les tarifs vers le bas. Nous allons aussi mettre en avant la qualité et le côté artisanal de ce que nous faisons. » Isobois tourne aujourd'hui avec dix personnes. « On espère embaucher rapidement d'autres salariés », ajoute le gérant. Le projet de reprise déposé l'été dernier (mais refusé) reprenait 18 emplois sur les 26 que comptait le groupe à l'époque de sa liquidation.

Isobois



(Brest) Dirigeants : Michaël Corlé et Véronique Perouas 10 salariés 02 30 86 63 05

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