Créée en septembre2008, Biboard vient de lever 2M¤ auprès d’un pool d’investisseurs composé d’Entrepreneurs Factory (plateforme d’accompagnement), de Rhône-Alpes Création, d’Expansinvest et de Sigma Gestion.
"France nous a aussi accompagnés dans cette opération. J’avais besoin d’une plateforme financière pour passer un cap. Je reste majoritaire, mais l’arrivée de nouveaux partenaires financiers va nous permettre d’accélérer notre développement", commente Thierry Thépaut, président fondateur de Biboard.
10M€ de CA sous trois ans
Spécialisé dans la business intelligence (intelligence décisionnelle), l’éditeur de logiciels grenoblois a mis au point une technologie innovante qui permet de réaliser des tableaux de bord simples, interactifs et intuitifs, accessibles via une plateforme web. "C’est une espèce de tableur super-intelligent qui permet de construire des tableaux de bords dynamiques avec des jauges animées, des planisphères,etc. Des tableaux de bords avec des indicateurs que l’on peut diffuser de manière simple à ses équipes, ses clients, ses fournisseurs via un lien hypertexte sécurisé", explique Thierry Thépaut.
Avec son outil de data visualisation, Biboard a déjà conquis 500.000 utilisateurs dans le monde dont des grands noms comme Clarins, Groupe Leclerc, Rothschild ou encore Stäubli (robots industriels).
"L’objectif est désormais de passer à 5 millions d’utilisateurs sous trois ans et d’atteindre les 10 millions d’euros de chiffre d’affaires. Cette levée de fonds va nous y aider", assure Thierry Thépaut.
Pour ce faire, Biboard - qui réalise aujourd’hui 10 % de son chiffre d’affaires à l’export-, entend mettre un coup d’accélérateur à l’international.
"Nous avons l’avantage d’être porté par nos partenaires, des grands groupes comme Atos ou Sopra Steria, qui nous demandent de les accompagner à l’international. Atos, nous a récemment demandé de traduire notre produit en mandarin. Nous avons désormais une technologie compatible avec le marché chinois", illustre le président de Biboard.
L’Europe et les États-Unis dans la mire
Si la start-up grenobloise entend s’appuyer sur ses partenaires actuels, elle n’envisage néanmoins pas de se cantonner à une stratégie d’opportunités. "Nous travaillons aussi sur des pays cibles qui découleront de la mécanique marketing que l’on est en train de mettre en place. Nous avons des projets en Allemagne et aux Royaume-Uni, mais rien ne nous dit que nous ne serons pas surpris par l’Espagne et que ce n’est pas là-bas que nous intensifierons nos efforts", développe Thierry Thépaut.
Quels que soient les pays cibles qui ressortiront des phases de tests marketing, Biboard affiche néanmoins une ambition très claire. "Notre objectif prioritaire, c’est de grandir en Europe pour devenir le leader sur le marché européen de la business intelligence. Et nous y arriverons", assure le dirigeant.
Ce n’est qu’après avoir pris solidement ses positions en Europe que Biboard pourrait se lancer à l’assaut du marché américain. "Nous avons déjà fait des tests là-bas. Nous avons des partenaires qui sont prêts à nous aider, à nous ouvrir les portes, mais si l’on n’est pas présent sur place, cela ne marchera pas", explique Thierry Thépaut, qui privilégie pour l’heure la commercialisation à distance.
Et d’ajouter. 'Cela étant, je suis pragmatique. Si un de nos clients nous demande de l’accompagner aux États-Unis et qu’il nous en donne les moyens, on ira !"
Des bureaux à Nantes et Paris
En attendant d’ouvrir une filiale au pays de l’Oncle Sam, Biboard va déjà consolider sa présence en France avec l’ouverture de bureaux à Paris et Nantes et le recrutement de 14 nouveaux collaborateurs. "Paris, c’est en train de se faire. Être présent dans la capitale est primordial pour le business. Quand à Nantes, dédiée à la partie technique, l’agence est prévue pour le 3e trimestre", conclut Thierry Thépaut.
Biboard
(Grenoble)
Président : Thierry Thépaut
12 salariés
CA 2014 : 1M€
www.biboard.fr
Editeur d’un logiciel qui permet de construire des tableaux de bord dynamiques, Biboard vient d’ouvrir son capital à quatre partenaires financiers. Objectif ? Passer de 500.000 à 5 millions d’utilisateurs d’ici à trois ans.