Isère : Le P-dg de la Société générale se prononce sur la BPI

Isère : Le P-dg de la Société générale se prononce sur la BPI

A une question sur l’intérêt de la future Banque publique d’investissement qui devrait voir le jour début 2013, Frédéric Oudéa, P-dg du groupe Société générale, estime que c’est « une réalité objective » : depuis trois, quatre ans, les banques françaises financent mieux que leurs congénères européennes. Le système bancaire français fonctionne, avec une distribution de crédits supérieure à la croissance. Mais on ne pourra pas continuer à ce rythme avec une croissance à zéro. Dans ce contexte, qu’apporte un acteur public ? « Le FSI apporte du capital ; c’est un complément utile aux banques limitées dans leurs interventions par Bâle III. Oséo cofinance et garantit ou cogarantit une partie du crédit et travaille en partenariat avec la banque ; c’est un lubrifiant du crédit. Si la future Banque publique d’investissement est une organisation plus performante qui complète le volet export, c’est très bien. Si elle a une approche pragmatique, on travaillera en intelligence et elle pourra compléter par un coup de pouce là où réglementairement les banques ne peuvent pas aller. Mais si la BPI va plus loin, comment sera-t-elle financée et avec quelle dose de mauvais risque ? » Sur la photo, Frédéric Oudéa est au milieu.