En France, ce sont 750 postes (sur les 950 que compte la firme californienne) qui vont être supprimés dans cinq centres de Recherche et de Développement. Ceux-ci devraient fermer d'ici à 2018. Le site sophipolitain qui concevait des modem 4G n'y échappera pas. Tout comme ceux d'Aix-en-Provence, Toulouse, Nantes et Montpellier, également impactés par la volonté d'Intel de se recentrer sur des secteurs d'activité jugés plus rentables que celui du PC, en l'occurrence le Cloud et l'Internet des Objets.
Un petit tour et puis s'en va
Intel est un acteur récent de la technopole azuréenne. Arrivée en 2011 suite au rachat de la division Wireless Solutions d'Infineon, l'entreprise avait profité des départs de Texas Instruments (2013) et Samsung (2015) pour monter en puissance, et comptabiliser à ce jour 330 salariés, hors contrats de sous-traitance. Soit au total quelque 400 personnes.
Quatre départs d'envergure en trois ans
Après Texas Instruments, Nvidia et Samsung, Intel est donc le dernier géant de la microélectronique en date à quitter les terres sophipolitaines pour des raisons de repositionnement en l'espace de trois ans. Un nouveau coup dur pour la technopole azuréenne qui a toutefois démontré, lors des épisodes précédents, sa capacité de résilience.
Ce départ devrait donc permettre de « mobiliser le vivier de compétences ainsi libérées pour stimuler la création de start-up et l’implantation de grandes signatures internationales souhaitant valoriser le potentiel d’équipes de haut niveau » et ainsi « offrir de nouveaux débouchés aux salariés licenciés d’Intel », a indiqué Jean Leonetti, président de la Communauté d'agglomération de Sophia Antipolis dans un communiqué. Un plan de sauvegarde pour l'emploi entre Intel IMC et l'Etat va être mis en place. Il concernera le reclassement des 330 salariés et leur indemnisation, ainsi que la revitalisation du territoire. Le tout sous la houlette du cabinet Altedia.