Un an après la visite auHavre de Nicolas Sarkozy et ses annonces concernant la ligne à grande vitesse devant relier LeHavre à la Capitale, les choses n'ont guère avancé! C'est le constat que font les élus régionaux d'opposition, Laurent Fabius en tête. Et sur ce dossier comme sur d'autres tout aussi emblématiques tel le contournement Est de Rouen, l'annonce du nouveau Schéma national des infrastructures de transport (SNIT) n'aura pas permis d'inverser la tendance.
Un débat public sur la LGV en juin2011?
Alors que le ministre d'État estime que tout n'est plus qu'histoire de calendrier, le président de la Crea et ses alliés affichent leurs doutes sur les intentions réelles du gouvernement. Sur le dossier ferroviaire, fret et passagers (LGV), Jean-Louis Borloo parle désormais «d'une priorité nationale» (le volet routier ne représente plus que 4,5% des 170milliards d'euros programmés dans le cadre du SNIT) et annonce même une saisine de la Commission nationale du débat public probablement en juin2011. «C'est irréversible, explique le ministre. Le monde a changé et il faut raisonner global, intermodalité, fer...» Et quand il évoque un «pacte de confiance» entre tous les acteurs formalisé dès septembre, ces derniers réclament des engagements précis: «Nous souhaitons des dates précises et pour l'instant nous ne les avons pas», rappelle Laurent Fabius, à l'unisson avec ses homologues de la région et des deux départements, Alain Le Vern, Didier Marie et Jean-Louis Destans. Et même si le ministre confirme l'inscription du projet de contournement Est de Rouen au SNIT (Schéma national des infrastructures de transport), les élus locaux sont loin d'être rassurés. Désormais, selon la formule utilisée par Jean-Louis Borloo, «on sait combien ça coûte, on connaît les répartitions, reste à fixer un calendrier!»
Guillaume Ducable
L'inscription au Schéma national des infrastructures de transport de la LGV et de la liaison A28-A13 ne suffit pas à rassurer les élus locaux qui s'inquiètent du financement de ces projets tant attendus.