Industrie navale : Besoins en recrutement maintenus sur le court terme
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Industrie navale : Besoins en recrutement maintenus sur le court terme

Fin mai, le comité pour la formation dans le secteur naval (Cofosernav) s'est réuni pour dresser un bilan de l'année écoulée et identifier les besoins en formation des entreprises du bassin varois.

Mis sur pied par l'union des industries et métiers de la métallurgie et le centre de formation professionnelle en management et en industrie - Afpi Provence, le Cofosernav vise la mutualisation des besoins en ressources humaines de plusieurs employeurs sur les principaux métiers de la réparation navale et ainsi la création de parcours de professionnalisation spécifiques. «Et, depuis sa mise en place, l'impulsion du Cofosernav donne des résultats et l'activité se maintient», remarque Gérard Greiss, vice-président de l'UIMM.




Une trentaine de stagiaires

Parmi les actions en cours, 4 certificats de qualification paritaire de la métallurgie (CQPM) - soudeur, assembleur en construction et réparation, mécanicien réparation navale et appareilleur - accueillent 26 stagiaires et cinq entreprises participent actuellement à ces programmes: Foselev marine, DCNS, Cegelec, Entrepose navibord, Endel. Parmi les actions en apprentissage ou en licence professionnelle, il a été plus difficile cette année de recueillir les engagements des entreprises et ainsi certaines formations ont ouvert, alors même qu'elles n'avaient pas atteint leur quota minimum d'élèves. Sur ces cursus, une réflexion de fond est donc engagée pour définir les modalités de leur maintien. Ainsi, au sujet du bac pro technicien de chaudronnerie industrielle (TCI) mis en place au lycée Langevin, l'Afpi s'interroge sur l'utilité d'ouvrir chaque année ce cursus et sur sa capacité à répondre réellement aux besoins des entreprises. Lors de la réunion, il est ressorti des débats que les entreprises manquent de visibilité à 1 à 3 ans et ne veulent pas prendre des engagements à la légère, sachant que c'est l'avenir de jeunes qui pourraient alors être hypothéqués. La rentrée 2010 est donc pour l'heure incertaine: «Nous avons étendu notre proposition à l'ensemble des adhérents de l'UIMM. Nous aurions peut-être trois engagements d'entreprises, mais il nous en faut plus», remarque le directeur de l'Afpi Provence. Du côté des licences professionnelles dispensées par l'IUT de La Garde (Responsable, sable de secteur de production industrielle nº73 et chargé de projets en conception mécanique assistée par ordinateur nº146), les entreprises présentes ont confié ne pas se retrouver dans ces cursus.




Besoins prévisionnels

Cette réunion a également été l'occasion de dresser un état des lieux des besoins prévisionnels des entreprises. DCNS arrive en tête des besoins exprimés avec 2 soudeurs, 2 appareilleurs, 3 électromécaniciens, 5 chaudronniers, 2 mécaniciens et éventuellement 2 stagiaires pour le bac pro TCI. Du côté de Cegelec, Cnim et Foselev, elles souhaitent recruter 14 stagiaires sur différents métiers et deux d'entre elles réservent leur décision sur le Bac pro TCI. Enfin, d'autres industriels du secteur non présents seront consultés dans les semaines qui viennent pour identifier leurs besoins. En tous les cas, il semblerait qu'une trentaine de stagiaires vont être recrutés en parcours CQPM, «ce qui est une bonne proportion», selon Stéphanie Bouvet, chargée de mission à l'Afpi Provence.




www.uimmvar.com www.afpiprovence.asso.fr

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