La Baie des Anges tient à son standing. Pas question de voir fleurir des pancartes «à vendre» et «à louer» sur tous les immeubles d'habitation. «Je me suis engagé à mettre un terme aux excès, rappelle Christian Estrosi. Il y a des secteurs à sauvegarder». En janvier dernier, le ministre maire prônait l'interdiction totale des panonceaux. Aujourd'hui, un zonage est envisagé. «Nous sommes montés au créneau pour sauver notre outil commercial, expliquent les représentants de la FNAIM. Plus de 15% des ventes d'appartements sont réalisées grâce à lui. Un millier de logements sont concernés chaque année à Nice».
Des secteurs protégés
Lors d'une première réunion, pilotée par Benoît Kandel, premier adjoint au maire, et Dominique Estrosi-Sassone, adjointe à la politique de la Ville, un «périmètre d'excellence touristique» a été délimité. À l'intérieur de celui-ci: la Promenade des Anglais, le Vieux Nice ou encore la place Masséna. «Les panneaux des agents immobiliers n'ont rien à faire dans ces zones de patrimoine remarquable, affirment les élus. Il est également entendu que les signalements ?vendu par?, qui sont de la publicité, n'ont pas leur place en ville». Les représentants de la FNAIM ont maintenant jusqu'au 8juillet pour faire connaître leur position. À cette date, une deuxième rencontre doit être organisée en mairie. Le règlement municipal pourrait alors entrer en vigueur dès le 1er septembre prochain. .
Trop de pollution visuelle! À Nice, Christian Estrosi souhaite restreindre la prolifération des panneaux immobiliers sur les façades d'habitation. Une concertation est en cours avec la FNAIM.