Immobilier d'entreprise : Premiers effets de la crise
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Immobilier d'entreprise : Premiers effets de la crise

Dans un contexte de dégradation de la situation financière et économique internationale, le marché de l'immobilier d'entreprise dans les Bouches-du-Rhône n'a évidemment pas été épargné, accusant une baisse sensible en terme de transactions et de demande. Premier bilan en ce début d'année 2009 avec Atisreal et DTZ.

«Dès le 1er semestre 2008, le ralentissement s'est fait ressentir, en particulier en matière de bureaux, pour connaître ensuite un léger rebond aux 3e et 4e trimestres, analyse Pascal Schori, directeur régional Paca d'Atisreal. Les chiffres s'en ressentent, avec une baisse importante des transactions tertiaires, et un accroissement de l'offre disponible». Pour les professionnels de l'immobilier d'entreprise local, l'année qui vient de s'écouler a été marquée par les premières conséquences de la crise internationale. Au total, sur l'ensemble du département, DTZ enregistre ainsi une baisse de la demande placée en 2008 de l'ordre de 23%, et, en conséquence, une hausse de 28% du stock de bureaux disponibles. Pour autant, des disparités existent sur le territoire. Le secteur d'Aix-en-Provence et des rives de l'Étang de Berre se maintient ainsi relativement en terme d'offre disponible, mais aussi au niveau de la demande exprimée et placée.




Fléchissement de la demande à Marseille

En revanche, à Marseille, la demande a subi un net fléchissement, de l'ordre de 27% pour Atisreal. Quant à DTZ, il a vu sa demande chuter de 100.000m² en 2007 à 89.000m² en 2008. Un phénomène qui se retrouve naturellement dans les chiffres des transactions, eux aussi en recul. «Il y a un réel décalage entre la demande exprimée, l'allongement considérable des délais de négociations, dû à la crise, et l'augmentation de 38% de l'offre de bureaux», estime Philippe Venturini, directeur de DTZ Marseille. Pour autant, les spécialistes de l'immobilier d'entreprise entendent distinguer dans la période à venir certains facteurs d'optimisme. «La désignation de Marseille Provence au titre de Capitale européenne de la culture devrait entraîner de l'attractivité, de la reconnaissance et de la visibilité à l'international, ce qui devrait nous profiter, estime Philippe Venturini. Qui n'a pas rêvé d'un fil rouge sur cinq ans? De même, le secteur bénéficie des réelles capacités d'ajustement des opérateurs par rapport aux demandes des grands utilisateurs. Enfin, la crise traversée par l'économie devrait initier un retour aux fondamentaux dans le financement de l'immobilier».

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