Immobilier : Analyse lilloise du marché des bureaux
# Immobilier # Conjoncture

Immobilier : Analyse lilloise du marché des bureaux





Comment se comporte le marché des bureaux de la métropole lilloise? Est-il autant touché que dans d'autres grandes métropoles? Réponse avec les experts de la région: Arthur Loyd, CB Richard Ellis, Tostain & Laffineur et BNP Paribas Real Estate.




Le volume des transactions

Pour Benoît Tirot, directeur général d'Arthur Loyd Lille, «avec 48.000m² transactés sur le 1er semestre 2009, nous sommes très proches des 51.000m² de 2008. Le neuf est passé de 19 à 23.000m² alors que la seconde main passe, elle, de 31 à 25.000m². Cependant on ne peut pas limiter l'analyse au volume transacté.»




EuraTechnologies compté

«Nous, nous portons le volume de transactions à 40.000m² car nous ne prenons qu'une partie d'EuraTechnologies. Une grosse partie de la transaction du bâtiment de Lomme s'est faite en 2008. Mais le marché lillois reste néanmoins en mouvement», confie Vincent Martin, directeur régional associé de BNP Paribas Real Estate.




Lille mieux que les autres

Patrick Duez, directeur régional de CB Richard Ellis (CBRE), partage cet avis: «Quand Lyon enregistre une baisse de - 43% et que le marché d'Aix-Marseille régresse de -54%, le marché métropolitain baisse, lui, de 15% en terme de m² transactés. Ce qui prouve que les entreprises sont toujours en mouvement.»




Un phénomène de suroffre

En ce qui concerne l'offre sur le marché métropolitain, Benoît Tirot d'Arthur Loyd est clair: «Nous sommes en constante augmentation sur le stock d'offres. Sur le stock disponible à 6mois nous sommes à 218.000m² disponibles. Le neuf baisse de volume mais les secondes mains progressent. Du coup, le risque est de voir arriver une baisse des valeurs faciales.»




Un marché rassurant

Pour Hugues Laffineur, directeur associé de Tostain & Laffineur, «même si cette suroffre existe, le marché lillois est un marché non-spéculatif et assez rassurant pour les investisseurs. Le coût de la construction a augmenté de 30% en 6 ans. Aujourd'hui, il est plus économique de déménager que de rester dans le même bâtiment. Ce qui peut aussi expliquer ces mouvements.»




Des petites surfaces

«Ce qui explique cette relative bonne santé du marché, est que le tissu de PME est assez important et qu'il y a une dynamique dans la création d'entreprise. On remarque que durant le 1er semestre, il n'y a pas beaucoup de grandes transactions. La surface moyenne de transaction est de 223m² contre 259m² l'année dernière», confie Patrick Duez de CBRE.




Groupes et administrations

Vincent Martin de BNP Paribas Real Estate, estime qu'«à la fin de l'année, de grosses transactions vont avoir lieu. On remarque que les administrations et les groupes privés s'intéressent toujours à la capitale régionale.» Et, Hugues Laffineur de confirmer: «Lille reste une terre de grands groupes, qui sont toujours en mouvement. Preuve avec l'arrivée des 2.300m² d'Adéo sur Heron Park.»

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