Son carnet de commande est déjà plein, avec 68 maisons à réaliser, pour un chiffre d’affaires prévisionnel de 7 millions d’euros la première année. Arnaud Marchand, créateur de Kazal, à Pacé, avec son associé Arnault Delbart, croit dur comme fer au potentiel de son concept. « Le principe existe déjà en Allemagne depuis plus de vingt ans, explique le chef d’entreprise, ancien dirigeant du bureau d’études pacéen Inoveha (revendu en 2014 au groupe Rexel). Il s’agit d’un mode constructif industrialisé à 80% ».
Investissement : 5 M€
Avec son associé, il a en effet investi 5 millions d’euros dans une usine de 4.000m² qui avait été liquidée à Bressuire (79), et qui fabriquait à l’origine des ossatures bois classiques. Il décide d’en faire un outil de production pour les maisons individuelles Kazal, embauchant une quinzaine de salariés, soit un tiers de l’effectif actuel de l’entreprise (un autre tiers est chargé de la pose sur le terrain, et le reste est une équipe commerciale, disséminée dans neuf agences dans l’Ouest).
« L’usine fonctionne comme une chaîne de production automobile : c’est le mur en construction qui se déplace vers les opérateurs, sur 100 mètres de long, explique Arnaud Marchand. En deux ou trois jours on a réalisé l’ossature, l’enduit, posé les fenêtres et les préparé les gaines ». Tout cela avec des partenaires locaux (cuisines Raison, Sanden…), bretons ou français. Puis en trois jours sur le terrain, la maison est hors d’eau hors d’air. Pour un prix moyen de 1.350 €/ m².
La rentabilité en deux exercices...
Une rapidité d’exécution qui a donc séduit des particuliers, et que Kazal veut maintenant proposer à des bailleurs sociaux, promoteurs immobiliers et collectivités, pour des projets de logements groupés (jusqu’à R+2). Pour les séduire, l’entreprise a investi 100.000 euros (avec outils de communication) dans une « maison témoin » de 32 m², qui se déplace de ville en ville sur un semi-remorque ! A l’horizon 2016, Arnaud Marchand vise les 12-13 M€ de chiffre d’affaires (120 maisons) et la rentabilité, avec le recrutement nécessaire d’une vingtaine de salariés.