L'entreprise de traduction rennaise Linguaforce marque sa différence par son approche en « ingénierie linguistique ». Depuis presque quinze ans, Philippe Bérizzi et ses deux salariés (accompagnés d'un vivier de 3.000 traducteurs free lance dans le monde !) traduisent des documents techniques (une spécialité), retranscrivent des réunions, interprètent des rencontres... et depuis deux ans sous-titrent des vidéos pour Yahoo. « Cette activité est amusante et plus visible par le grand public que ce que l'on fait d'habitude, constate Philippe Bérizzi, qui élargit désormais ses compétences à l'audiovisuel ». Linguaforce traduit donc pour Yahoo des interviews, des vidéos de démonstration produits de Yahoo Tech, etc., en les sous-titrant. Une nouvelle compétence qui a poussé Philippe Bérizzi, ingénieur de formation, à développer son propre outil, afin d'optimiser la réalisation des sous-titres et leur apparition fluide à l'écran. Activité plus rémunératrice que la traduction pure, le sous-titrage représente aujourd'hui 20 à 30 % de l'activité de Linguaforce, et devrait permettre à l'entreprise de faire décoller son chiffre d'affaires, stable, situé autour de 150.000 euros (résultat positif à 9.000 euros). Une initiative qui ne va d'ailleurs pas rester la seule innovation de Linguaforce. Le chef d'entreprise travaille actuellement à la mise au point d'un robot polyglotte. Cet outil logiciel produirait du texte, comme une assistante, mais en plusieurs langues simultanément. De quoi envisager la création d'un nouveau pôle d'expertise au sein de Linguaforce d'ici à 2016. « Nous sommes dans une logique de start-up. L'idée est de vendre ensuite ce produit pour des sites internet de météo, de recettes de cuisines en plusieurs langues, ou toute entreprise qui doit faire des devis... ».
L'entreprise de traduction rennaise Linguaforce marque sa différence par son approche en « ingénierie linguistique ». Elle se met au sous-titrage et travaille à la mise au point d'un robot polyglotte.