Ifremer : Ses navettes pourraient desservir la «campagne»
# Conjoncture

Ifremer : Ses navettes pourraient desservir la «campagne»

Le centre Bretagne de l'Ifremer, implanté à Plouzané, s'est officiellement doté d'un plan de déplacements d'entreprise en 2008. Bientôt, il devrait s'élargir à l'ensemble des sociétés du Technopôle Brest-Iroise.

Tout est dit, ce matin-là: alors que le jour ne s'est pas encore levé, un bus bondé s'engage dans la montée qui mène aux locaux du centre Bretagne de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer. Chaque jour, les 214 employés habitant la cité du Ponant de l'Ifremer, sur un effectif total de quelque 600, peuvent prendre une navette gratuite depuis la place de la Liberté ou le quartier de Lambézellec pour rallier leur lieu de travail, implanté à la pointe du Diable, à Plouzané. Ces navettes, à horaire fixe le matin comme en fin de journée, existeraient depuis le début des années 1980. Au moins. En 2008, l'Ifremer est passé à la vitesse supérieure: il s'est doté d'un véritable Plan de déplacements d'entreprise (PDE), entériné avec la validation d'un questionnaire sur ce service à l'attention des salariés.




Parmi les «précurseurs»

À l'instar de DCNS ou de Thalès, «l'Ifremer fait partie des précurseurs» ici, commente Valérie Denis, responsable du service transport et stationnement chez Brest Métropole Océane. À tel point qu'en 2009, il a ouvert une plateforme de covoiturage. Un portail web également accessible aux employés des filiales voisines, comme Genavir, soit 800 personnes potentiellement impactées. Pour revenir aux navettes, elles coûtent, à l'année, environ 50.000euros au plus grand centre de l'Ifremer, après récupération du versement transport. Mais Philippe Le Bras, ingénieur sécurité et chargé du dossier du PDE, lui trouve un point faible: sa fréquentation, qui enregistre «des hauts et des bas». Ces liaisons «ont vocation à disparaître», enchaîne même Hervé Toutain. Parce que, avec l'arrivée du tramway, le Technopôle Brest-Iroise sera mieux desservi par un réseau Bibus repensé.




Le Conquet et Plouarzel

Résultat, l'Ifremer a souhaité «ouvrir son PDE», révèle Éric Vandenbroucke, directeur adjoint du Technopôle. Les discussions autour d'un Plan de déplacements inter-entreprises (PDIE) sont actuellement en cours avec BMO, le conseil général du Finistère et l'ensemble des entreprises concernées, qui pèsent 4.000 actifs, étudiants mis à part. Des navettes «campagne», partant de l'ouest de la ville et y revenant, pourraient ainsi voir le jour, au mieux à partir du mois de septembre2012 et après une période d'expérimentation. Deux zones sont visées: celles du Conquet et de Plouarzel. Les salariés les plus intéressés seraient ceux des plus petites sociétés. Il y aurait, cette fois-ci, des horaires variables, avec au moins deux bus pour chaque destination au départ et au retour. «Cela a du sens: beaucoup de scientifiques travaillent plus de 35heures par semaine», informe Hervé Toutain. Et comme le Technopôle Brest-Iroise est dédié à la recherche...

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