Après 30 ans dans l'industrie pétrolière, Alain Larivain s'est lancé dans les énergies marines renouvelables. Il a créé Hydrocap Energy en 2004, mais s'est réellement concentré sur le projet Seacap à partir de 2008. Le système qu'il a mis au point permet de capter l'énergie de la houle. La bouée, de 15 à 20m de diamètre, se «clipse», comme un bracelet, autour d'une colonne encastrée dans le fond marin, à une profondeur de 25 à 60m. La houle nécessaire varie entre 0,50 et 4m. «Le flotteur entraîne des vérins. On sait ensuite récupérer cette énergie pour la transformer en électricité ou toute autre forme d'énergie. La bouée est très facile à installer. Et pour la maintenance, il suffit de la remorquer au port», explique Alain Larivain. Utiles pour les pétroliers offshore L'originalité du projet tient dans les débouchés possibles. La colonne où est installé le système houlomoteur n'a pas à être dédiée. Les éoliennes offshore ou encore les pieds de plateformes en mer peuvent servir de pieux. «Pour l'industrie pétrolière, cela peut être une solution pour réutiliser les plateformes. Car une fois le gisement épuisé, les compagnies doivent normalement les démanteler. Rien qu'en mer du Nord, le coût est estimé à 71 Mds de dollars dans les 25 prochaines années, indique le P-dg. C'est aussi un projet multi-industries. Il peut s'adapter à différentes énergies, à différents utilisateurs. L'électricité peut être ramenée sur la côte par câble. On pourrait aussi l'utiliser directement sur le site, en installant un site de traitement de la pêche sur la plateforme, par exemple.» Un prototype d'ici deux ans Hydrocap Energy travaille déjà avec le chantier nazairien STX ou encore l'Allemand Bosh pour les vérins. Alain Larivain cherche aujourd'hui un partenaire industriel pour financer et construire le prototype. Le budget du projet est d'environ 8M€ pour l'ensemble des phases qui devrait durer deux ans. «À l'échelle 1, le prototype doit produire entre 300 et 500kW-h», précise le P-dg. En attendant la prochaine étape est celle d'une maquette pour des essais en bassin, d'une puissance de 350kW-h, d'ici six mois «si tout va bien». Contact. 09 72 27 84 78.
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