Que restera-t-il du "plus beau centre HP au monde", tel que le décrit son P-dg France Gérald Karsenti (photo)? Ils étaient 4.000 salariés Hewlett-Packard en Isère à l'aube des années 2000, mais moins de la moitié aujourd'hui. Quelle est la définition d'un ancrage pour une entreprise implantée depuis 40 ans à Grenoble, mais dont les effectifs se réduisent chaque année? Depuis le mois d'août, le site grenoblois a été secoué par une nouvelle alerte: le siège mondial de la division PC du leader des systèmes d'information est en danger, avec 500 emplois à la clé. La nouvelle directrice groupe, Meg Whitman a souhaité accélérer le processus de décision quant au devenir de cette activité qui dégage tout de même 40M€ de chiffre d'affaires. L'idée d'une revente a été écartée. Reste le statu quo ou la spin off. C'est dans ce climat que, lors de la manifestation organisée à l'occasion des 40 ans de présence d'HP en Isère, ses dirigeants, dont Bernard Ugnon-Cossiouz, directeur général des sites HP en France, ont manifesté leur désir de faire partie de l'Institut de recherche technologique Grenoblois. Il faut dire que l'État y investira 160M€. Sans préjuger de la décision que prendront les acteurs du monde économique et scientifique, les élus grenoblois, Geneviève Fioraso, députée, et Jérôme Safar, adjoint au maire de Grenoble, ont délivré une réponse circonstanciée, rappelant leur attachement à une logique industrielle, créatrice d'emplois et d'innovation et étrangère à un «management par les flux financiers».
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