H : Zipper de Fabiani : « Il faut démythifier l'ambassade ! »

H : Zipper de Fabiani : « Il faut démythifier l'ambassade ! »

Fin août 2012, en conclusion de de la Conférence annuelle des ambassadeurs, Laurent Fabius appelait son ministère des Affaires étrangères et l'ensemble de ses agents à contribuer plus encore au redressement de la France en renforçant le « réflexe économique ». Parmi les mesures annoncées, la mise en place d'ambassadeurs économiques en région avait suscité quelques interrogations. Et pour cause, « personne ne nous attendait », analyse Henry Zipper de Fabiani. Lui est le premier à avoir été nommé, sur les sept ambassadeurs économiques aujourd'hui en poste. « Le 5 février, tous les présidents de régions étaient reçus au ministère. Un mois plus tard, je prenais mes fonctions, Martin Malvy et Alain Rousset ayant manifesté leur intérêt pour être pilotes sur ce dispositif. » Avec près de trente années de diplomatie derrière lui, notamment en Arabie Saoudite, Algérie, Inde, Bosnie, Tadjikhistan, etc., Henry Zipper de Fabiani se dit « époustouflé par le dynamisme et l'inventivité des entreprises françaises » et agacé par le « French bashing »... S'il prend pour l'instant le temps de « rencontrer des acteurs publics et privés afin de comprendre les dispositifs publics et privés d'accompagnement des entreprises midi-pyrénéennes et aquitaines à l'international », il compte bien y trouver sa place et ce grâce à plusieurs atouts. « Pour faciliter les démarches des PME et ETI qui ne maîtrisent pas forcément tous les rouages qui mènent à l'international, nous disposons d'un certain nombre de leviers », assure-t-il. La « capacité à gérer des situations complexes » par exemple, mais aussi le réseau. « Les ambassadeurs forment un groupe de pairs à l'étranger sur lequel nous pouvons nous appuyer pour aider les entreprises. » Et d'ajouter : « Certains nous voient comme des personnages inaccessibles, coupés de la réalité. Il faut démythifier : une ambassade, ce n'est ni plus ni moins qu'une mairie de la France à l'étranger et ceux qui y travaillent sont au service des citoyens français et au contact du terrain. »