Guillaume Garot : «Je souhaite que le plan de continuation réussisse»
# Agroalimentaire # Conjoncture

Guillaume Garot : «Je souhaite que le plan de continuation réussisse»

En marge du Sial, le ministre délégué à l'Agroalimentaire expose ses espoirs sur Doux et ses ambitions pour un secteur qui pèse 70.000 emplois en Bretagne.



Le secteur de l'agroalimentaire souffre, notamment en Bretagne. Quelles réponses faut-il apporter?


L'agroalimentaire est un secteur fort pour l'économie française. C'est même une filière qui contribue à redresser la balance commerciale puisque l'agroalimentaire représente chaque année plus de 10 milliards d'euros d'excédent. Cependant, certaines filières souffrent, comme le poulet ou le porc. Il faut anticiper et construire une stratégie d'avenir en réunissant tous les acteurs autour de la table. La solution que l'on veut soutenir c'est l'innovation. Il faut soutenir la modernisation des outils industriels. La Bretagne est une terre d'innovation. On le voit ici, au Sial*, où sont exposés de nombreux produits bretons. Oui, il y a des problèmes en Bretagne mais c'est aussi là-bas qu'on trouvera les clés de l'avenir.




La situation du groupe Doux continue-t-elle de vous inquiéter? La filière avicole est-elle en danger selon vous?

Pour Doux, je souhaite que le plan de continuation puisse réussir et surtout que les emplois soient pérennisés. Je me bats pour l'avenir de la filière avicole. Et le défi est considérable : aujourd'hui, nous importons 40% du poulet que nous consommons. Il faut faire évoluer le modèle en y intégrant notamment la contrainte environnementale et construire avec les acteurs de la filière des solutions concrète et durable. Nous devons rattraper le retard sur les allemands. Je suis très impressionné par leur avance dans le secteur. * Le Salon international de l'agroalimentaire (Sial) était organisé à Paris du 21 au 25 octobre. Parmi les 5.900 exposants, une centaine entreprises bretonnes.

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