Guide de marque : L'Ille-et-Vilaine se cherche
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Guide de marque : L'Ille-et-Vilaine se cherche

Le document n'en est encore qu'à l'état de projet mais il devrait être finalisé dans les prochaines semaines. Le conseil général veut doter l'Ille-et-Vilaine d'un guide de marque qui serait mis à la disposition des entreprises et des institutionnels.

L'Ille-et-Vilaine, on le sait, vit un paradoxe fort. Si le Département continue au fil des ans à accueillir toujours plus d'habitants - preuve d'une attractivité forte - il nourrit un problème d'identité récurrent. Ce qui a été confirmé par l'audit identitaire, réalisé par le cabinet parisien Comanaging pour le compte du conseil général auprès de 1.200 personnes en2008 et2009.




Pas vraiment Bretons...

On voit «un sentiment d'appartenance quasi unanime à la Bretagne (91 ou 92%), mais on nourrit le sentiment de ne pas être vraiment considéré comme des Bretons», résume Jean-Louis Tourenne, président du conseil général. Et pour cause. L'Ille-et-Vilaine, faut-il le rappeler, c'est d'abord une culture ?gallaise?. Mais le gallo, d'un point de vue marketing, c'est moins facile à vendre que le breton, territoire attaché à des valeurs fortes aux yeux du Parisien en mal de ?province?. Face à toutes ces complexités, l'agence Comanaging - moyennant un budget de 35 K€ - a donc établi une stratégie s'appuyant sur un triptyque: «se servir de Haute-Bretagne comme une marque commerciale - c'est déjà le cas dans le tourisme -; harmoniser les identités des différents organismes en charge de la promotion du département; concevoir et rédiger un code de marque partagé», liste Joël Gayet, patron de Comanaging. Un code ou guide de marque? C'est une boîte à outils graphique mise à la disposition de tout acteur souhaitant communiquer sur l'Ille-et-Vilaine.




«Conquérir, pas fidéliser»

Aujourd'hui, une entreprise ou un institutionnel souhaitant afficher les ?couleurs? de l'Ille-et-Vilaine sur ses supports de com' ne le peut pas. Sa seule possibilité est en effet de reprendre le logo du conseil général. Mais il ne le fait pas, car ce dernier renvoie trop au département en tant qu'institution et non en tant que territoire. Avec un guide de marque (lire encadré), de nouveaux horizons lui sont ouverts. Ou plutôt ?seraient? car Catherine Durfort, directrice de la communication du conseil général, tient à souligner que ce document n'en est qu'au stade de projet. «On a encore un gros travail pour le finaliser.» Quoi qu'il en soit, «tout l'enjeu derrière tout ça, c'est l'attractivité. On est dans un territoire qui a besoin de conquérir de la clientèle, pas de la fidéliser», résume Joël Gayet.

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