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GSK investit 350 millions d’euros sur son site d’Evreux
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GSK investit 350 millions d’euros sur son site d’Evreux

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Le géant pharmaceutique GlaxoSmithKline (GSK) a annoncé un investissement de 350 millions d’euros pour son site d’Évreux. Le groupe britannique compte installer trois lignes de production dédiées à la production de la nouvelle formulation bas carbone de Ventoline.

"Grâce à cet investissement, la pérennité du site d’Évreux est assurée pour plusieurs décennies", a souligné Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances — Photo : Sébastien Colle

Le géant pharmaceutique GlaxoSmithKline (GSK) a annoncé, ce vendredi 20 octobre, un investissement "pouvant aller jusqu’à 350 millions d’euros" pour son site d’Évreux (1 100 salariés), spécialisé dans la production de médicaments inhalés destinés à soigner l’asthme et la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO). Un montant qui vient s’ajouter aux 400 millions d’investissements annoncés par GSK lors du sommet Choose France 2023. "C’est l’un des plus grands investissements dans le domaine pharmaceutique en France depuis cinq ans", s’est enthousiasmé Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, venu féliciter la direction France de GSK pour avoir choisi d’investir sur le site normand, qui produit déjà entre 80 et 90 millions d’unités de Ventoline chaque année, avec la formulation actuelle. Un investissement de taille bienvenue pour le site normand qui, sans cela, aurait pu connaître des heures difficiles : "Sans cet investissement, le site d’Évreux aurait été en difficulté pour perdurer dans le temps. Grâce à cet investissement, la pérennité du site est assurée pour plusieurs décennies", a souligné Bruno Le Maire, mettant en avant les efforts faits par son administration afin d’inciter la direction de GSK à choisir le site d’Évreux pour un "projet qui s’inscrit dans les politiques de soutien du gouvernement à la production de médicaments sur le territoire".

Une Ventoline bas carbone

Le groupe britannique, dont le siège est basé à Londres, compte installer trois nouvelles lignes de production dédiées à la production de la nouvelle formulation bas carbone de Ventoline. Un médicament sur lequel comptent 35 millions de patients dans le monde comme médicament de secours pour soulager l’essoufflement dans l’asthme et la BPCO, mais dont l’usage de la bonbonne de gaz (cartouches fournies par le groupe pharmaceutique américain Aptar Pharma installé à 40 km du site de GSK) représente 50 % de l’empreinte carbone de GSK dans le monde. Avec sa nouvelle formulation bas carbone de Ventoline, qui fait actuellement l’objet d’essais cliniques (démarrés en 2021), GSK estime avoir le potentiel de réduire l’empreinte carbone de ce médicament d’environ 90 %. "Aujourd’hui, dans une cartouche de Ventoline il y a 28 kg de carbone. Demain, avec notre nouvelle formulation, nous comptons diviser ce poids carbone par près de 10. Et alors que nous émettons 5 millions de tonnes de carbone par an aujourd’hui, nous travaillons pour que ce chiffre passe à 500 000, à l’horizon 2030", explique Jérôme Lepage, directeur du programme Ventoline bas carbone. Pour y parvenir, l’équipe de recherche de GSK a identifié un gaz à empreinte carbone plus faible que le précédent, "le gaz 152/1 qui contient notamment très peu d’hydrofluorocarbures", précise Jérôme Lepage. Avec cette nouvelle production, GSK entend également réduire les émissions de son process de fabrication de 99 %, grâce à l’utilisation d’énergie verte - de type énergie solaire - avec la possibilité de mettre en place une centrale photovoltaïque d’ici 2030, selon la direction. "C’est un projet qui porte une forte ambition décarbonée et favorise l’emploi, c’est un modèle à suivre dans notre objectif de réussir la réindustrialisation du pays", s’est félicité le ministre de l’Économie. Avec une centaine de personnes dédiée à leur fonctionnement, les trois nouvelles lignes de production du site d’Évreux devraient entrer en phase de lancement de fabrication à partir du second semestre 2025. Une quatrième ligne de production pourrait, à terme, également voir le jour, selon un membre de la direction de GSK.

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