Les salons de coiffure Axel Marens se comptent aujourd'hui au nombre de vingt-trois. Ou vingt-quatre... Franck Ranéa, président du groupe Ranéa, annonce une ouverture de salon toutes les quatre à six semaines sur le quart sud-est de la France. Il faut dire que le jeune coiffeur d'Échirolles qui a créé son premier salon à tout juste 21ans en 1994, ne se met aucune limite dans l'expansion du groupe. D'ailleurs, la marque Axel Marens est aujourd'hui accompagnée d'une petite soeur, Aprécial. Il existe huit salons sous cette enseigne, de nouveaux s'implantant tous les mois... À 35 ans, le dirigeant ne cache pas avoir «des ambitions nationales. Je suis un homme de défi. Mon premier salon a fonctionné, j'en ai ouvert un deuxième, puis j'ai eu des collaborateurs qui ont eu envie d'évoluer. Plutôt que de former mes concurrents de demain, je leur ai proposé d'être partenaires et j'ai créé mon premier salon franchisé. Aujourd'hui, nous en sommes à la deuxième génération de collaborateurs franchisés. Alors forcément, on se pique au jeu! Je ne sais pas jusqu'où nous irons, mais nous avons une vraie valeur ajoutée avec nos deux enseignes.»
Concept équitable
Ainsi, Axel Marens est défini comme «le luxe accessible» en centre-ville et Aprécial est «un concept novateur de coiffure équitable que nous avons inventé». Il s'agit de salons à petits prix implantés dans les centres commerciaux. Ils s'engagent à reverser 1% de leurs bénéfices annuels à une association humanitaire et à mener des actions de développement durable comme le tri des déchets, les économies d'énergie et d'eau,etc. «Ce n'est pas seulement du marketing, c'est répondre à la demande du consommateur tout en lui offrant des services de qualité», assure Franck Ranéa. Alors, face à ce succès, comment le groupe compte-t-il se répandre sur le territoire? «Pour accélérer notre développement, nous voulons racheter un groupe en 2009 ou 2010 et créer un effet de levier. Nous en avons identifié deux potentiels. Il ne faut bien sûr pas brûler les étapes et d'abord bien se structurer. Mais quand on est prêt, il faut aller vite car il y a des concurrents derrière.»
Franck Ranéa est à la tête d'un groupe de salons de coiffure qui vise une présence nationale.