L’ancienne caserne de l’esplanade Charner, à Saint-Brieuc, accueillera le premier hôtel 4* de la ville, le huitième du département des Côtes-d’Armor. Alors que le groupe Ferré, basé à Rennes, avait initialement prévu d’y implanter un Mercure 3* et un second de classe plus économique pour un total de 110 chambres, c’est finalement un établissement Novotel de 90 chambres, pour une surface de 4.500m², qui verra le jour courant 2016 face à la gare.
Combler un manque sur du très haut de gamme
«Les études réalisées ont démontré qu’il manquait d’une offre très haut de gamme sur l’agglomération, explique Julien Lefebvre, le futur directeur. Il semble que le Palais des congrès de Saint-Brieuc ait parfois du mal à accueillir certains séminaires. Nous baissons en capacité mais, étant donné que les standards Novotel ne sont pas les mêmes, les chambres seront plus grandes.»
Autre modification d’ampleur, l’aménagement d’une piscine intérieure, d’une salle de fitness et de quatre espaces de séminaires, dont une salle de 100m². Des travaux qui s’inscrivent dans le projet global de revalorisation du quartier de la gare dont l’une des finalités est d’accueillir, de manière plus importante, un vrai tourisme d’affaires.
Si, en termes de projet, le groupe Ferré a changé son fusil d’épaule, le montant de l’investissement reste, officiellement, de dix millions d’euros. «La montée en gamme a un coût», précise l’ancien dirigeant de la société de construction de maisons individuelles Kerbéa, à Langueux, qui fut également président du Saint-Brieuc Basket.
L’ouverture de l’hôtel entraînera une quinzaine d’embauches, voire davantage en fonction de l’activité du restaurant de 90 couverts. Ce sera le deuxième établissement du groupe dans l’agglomération puisque ce dernier possède également l’hôtel Bonzaï, à Plérin, dont la réouverture est prévue au printemps prochain.
Sortie de l’impasse à Nancy
À Nancy, le bras de fer durait depuis 2008. Mi-janvier, le patron du groupe, Didier Ferré est venu lui-même serrer la main à Laurent Hénart, le maire de la ville, pour convenir d’un vaste programme d’extension et de rénovation du Grand Hôtel de la Reine, dont il est locataire. La mairie de Nancy reprochait initialement au groupe rennais d’avoir fermé le restaurant de l’hôtel, puis avait cherché et obtenu la résiliation du bail, avant d’être déboutée en appel. La justice a assorti cette décision surprenante d’une astreinte de 240.000€ par an. Concrètement, les deux parties étaient dans l’impasse et se voyaient contraintes au dialogue.
Si le programme d’investissement complet sera dévoilé en avril, date à laquelle toutes les procédures seront éteintes, les grandes lignes sont déjà connues : une extension de 3.000m², pour porter la capacité à 80 chambres et l’obtention d’une cinquième étoile. Le protocole d’accord débouchera soit sur la création d’une société d’économie mixte, soit sur la rédaction d’un bail de droit privé.