120.000 sapins récoltés en six semaines par Greencap sur son site de Scaër. Le chiffre peut paraître impressionnant, il est pourtant en baisse. «Notre activité est basée sur un cycle long», explique Gildas le Foll, le responsable. Les sapins mettent entre cinq à huit ans pour se développer et être assez grands pour être vendus. «Il y a eu moins de plantations en2001 et2002, du coup il y a un manque de sapins pour nos clients, principalement les grandes surfaces de jardinerie. Et on doit importer les sapins.» Aujourd'hui, Greencap dispose de 320 hectares à Scaër. La société aimerait atteindre les 400 hectares et récolter 300.000 sapins en 2012. «Cela permettrait de répondre à la demande et de mieux gérer les espaces plantés. Il est important de stabiliser la production.» Problème, les voisins agriculteurs ne voient pas d'un très bon oeil le grappillage des terres pour des sapins. «Aujourd'hui, les relations sont apaisées.» Au départ de cette méfiance des locaux, selon lui, les méthodes des précédents propriétaires. «Les Danois (anciens exploitants du site, NDLR) n'avaient pas été très diplomate en rachetant une belle ferme il y a plusieurs années,» raconte-t-il. Les soucis persistent tout de même lorsqu'il s'agit de déposer un dossier d'extension. «Nos projets sont refusés. Or, nous ne sommes pas plus polluants que d'autres, on ne reçoit aucune subvention.» Des contrariétés qui n'empêchent pas les investissements. Greencap a construit ses bureaux et des locaux sociaux (réfectoire, vestiaires) pour les salariés.
Le chiffre d'affaire d'une année sur 6 semaines
Le temps fort pour Greencap se situe entre le 10octobre et début décembre. «Notre chiffre d'affaires, 2 M€ l'année dernière, se fait sur six semaines. C'est très intense.» Le reste de l'année est consacrée à l'entretien des sapins et les nouvelles plantations. Chaque année, il faut replanter. C'est un investissement sur le long terme. Pendant la récolte, les sept salariés sont épaulés par une équipe de saisonniers d'une soixantaine de personnes. La plupart des intérimaires du coin et quelques étrangers, en général polonais. «Ce sont des spécialistes, ils travaillent le sapin depuis quinze ans. Sur certaines techniques, il faut avoir du métier», explique Gildas Le Foll.
Crise ou pas, l'arbre de Noël a toujours la cote. Greencap, entreprise belge, cherche à étendre son site de Scaër pouvoir répondre à la demande.