Green Wave : Des navires électriques s'inventent à Crozon
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Green Wave : Des navires électriques s'inventent à Crozon

Ingénierie navale À partir de Crozon où l'entreprise a son siège, Green Wave France conçoit et coordonne la construction de navires électriques à passagers. Un premier contrat a été signé avec un transporteur maritime corse.

Erwan Le Bihan, le jeune patron repreneur d'Azénor a demandé à Green Wave de travailler sur un monocoque hybride de 140 passagers pour la rade de Brest. Si le contrat est signé -l'objectif est d'aboutir fin octobre, ce navire électrique équipé de batterie lithium phosphate de fer, servira pour les départs de course à la voile. On pourra aussi aller déjeuner à son bord dans la rade de Brest.




Commandes pour la Corse

Ses concepteurs? L'entreprise Green Wave de Crozon-Morgat, dont l'objet est de mettre à disposition des opérateurs maritimes du transport de touristes ou de marchandises, des navires électriques. Green Wave appartient à trois actionnaires: Lionel Richou, diplômé de l'Institut nautique de Bretagne, Philippe Wirtz et Luc Verstraete.





Créée en 2010, Green Wave engrange les premières commandes. L'un des premiers clients est un opérateur maritime corse -Via Mare- qui balade des touristes de Porto à la réserve de la Scondola. Deux navires hybrides parallèles d'une capacité de 100 passagers, vont lui être livrés.




Construction en Chine

La construction et l'assemblage des navires est réalisée chez ODC Marine à Dalian, à la frontière de la Corée du Nord et de la Chine. Une entreprise 100% française dirigée par un Grenoblois: Xavier de Montgros. «Nous avons conclu un partenariat industriel exclusif avec ODC Marine», souligne Lionel Richou qui habite en presqu'île. Pourquoi la Chine? La réduction des coûts ? Surtout la maturité des Chinois en matière de technologie lithium phosphate de fer, répond Lionel Richou. «Lors des derniers JO, ils ont dû mettre en place de la mobilité propre. Ils ont cinq ans de retour d'expérience». Cependant, le design, l'ergonomie, et certaines parties des navires seront conçues en France, notamment le système de gestion électronique des batteries (BMS) qui pourrait faire l'objet d'un crédit impôt recherche. Green Wave collabore avec trois architectes : Marc Van Peteghem, le cabinet vendéen FTM et Éric Jean à Marseille.




Prototype de 14 mètres

L'un des premiers travaux d'ODC Marine pour Green Wave a été de construire le catamaran Nyami 54, un prototype de 14 mètres de long et de 4,2m de large. Loué par Azénor cet été, il a baladé près de 1.500 passagers dans la rade de Brest. Une opération temporaire qui permet de tester la technologie. Il pourrait ensuite être basé à Venise ou à Barcelone.






13,50 € pour un "plein"

Un bateau tel que celui-ci coûte 15 à 20% plus cher à l'achat qu'un diesel. Des contrôles réguliers sont inclus dans le prix. Les batteries sont garanties pour 1.500 cycles de charge. Un argument commercial de Green Wave? le coût du "plein". Pour une journée de travail de 8heures en vitesse de croisière à huit noeuds, il faut compter une nuit de recharge. Pour le Nyami 54, cela revient à 13,50 €. L'entreprise propose des solutions de leasing avec Sealease (35M€ de CA), une société belge qui a sa filiale française à Crozon. Lionel Richou et Philippe Wirtz sont les créateurs de cette société, vendue récemment à 75% à Yildirim, le repreneur partiel de CMA-CGM.

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(Crozon Morgat) Dirigeants: L. Richou P. Wirtz et L. Verstraete www.nyami.com

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