Grande distribution : les négociations commerciales avec les fournisseurs démarrent sur de bonnes bases
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Grande distribution : les négociations commerciales avec les fournisseurs démarrent sur de bonnes bases

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Les participants aux négociations commerciales annuelles de la grande distribution semblent commencer l’édition 2025-2026 positivement. Les fournisseurs et distributeurs annoncent la signature d’une charte visant à discuter avec apaisement. Des avances concrètes ont aussi été actées avec un traitement différencié des PME.

Les négociations commerciales débutent pour la grande distribution — Photo : PBX Studio

Après les tensions des années précédentes, fournisseurs et distributeurs tentent de démarrer les négociations commerciales pour la période 2025-2026 sur des bases plus saines. Les parties prenantes ont en effet signé une charte d’engagements mutuels "pour créer un espace d’échanges stable, voulu par tous, et orienté vers l’intérêt général", selon un communiqué.

Serge Papin, ministre du Commerce et des PME et Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire ont salué "la très grande mobilisation" des signataires. "Les engagements pris feront l’objet d’un suivi attentif afin d’en garantir l’application et l’efficacité", ont prévenu les ministres.

Un "cadre de travail serein"

Les signataires sont l’Association nationale des industries alimentaires, la Coopération Agricole, la Fédération du Commerce et de la Distribution, la Fédération des Entreprises et Entrepreneurs de France, l’Institut de liaisons des entreprises de consommation et Pact’Alim.

Les différentes organisations entendent mener un "dialogue structuré, fondé sur l’écoute et la recherche de solutions, permettant de nouer des échanges constructifs, pour aboutir à un texte commun réunissant les attentes de l’ensemble de la filière". À l’issue d’une concertation, un "cadre de travail serein" a été mis en place.

Un traitement différencié pour les PME

Au-delà de ces enjeux autour du cadre de la discussion, la charte acte plusieurs avancées réclamées de longue date. Les PME pourront bénéficier d’un traitement différencié, "en raison de leurs capacités propres".

Le texte "prévoit notamment une finalisation des négociations entre distributeurs et fournisseurs PME au plus tard le 15 janvier 2026, la recommandation d’un maximum de cinq rendez-vous de négociation et l’encouragement à la médiation en cas de différend".

Un meilleur soutien des filières

La charte comporte aussi un axe sur "la valorisation des produits frais et la poursuite des démarches visant à favoriser l’information du consommateur, notamment en matière d’origine des produits". Objectif : mieux soutenir les filières et contribuer à la souveraineté alimentaire.

Ce texte doit en tout cas permettre de ne pas réitérer les erreurs du passé. En 2024, le gouvernement avait dû appeler à la responsabilité des acteurs alors que chacun campait sur ses positions. Pour préparer le terrain cette année, la FEEF avait alerté dès fin novembre sur la situation des industriels PME et ETI et demandé une simplification du cadre des négociations commerciales.

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