Grande Aquitaine : Alain Rousset souhaite créer un fonds doté de 100M€

Grande Aquitaine : Alain Rousset souhaite créer un fonds doté de 100M€

Le candidat PS-PRG à la présidence de la région Aquitaine Limousin Poitou-Charentes souhaite optimiser l’accès des entreprises au financement. Il souhaite notamment la création d’un fonds de fonds doté de 100 millions d’euros.

« Seule la croissance des entreprises règlera le problème du chômage », estime Alain Rousset, président du conseil régional d’Aquitaine et candidat à la présidence de la future région Aquitaine-Limousin Poitou-Charentes. Pour favoriser le développement des entreprises, celui-ci propose toute une batterie de mesures. Avec le soutien aux TPE, PME et aux artisans comme priorité. Un discours qui ressemble à s’y méprendre à celui développée depuis plusieurs semaines par Virginie Calmels, la candidate de la droite et du centre. « Nous avons l’ambition de devenir la première région de France pour la création d’entreprises, déclare Alain Rousset. Le soutien aux TPE, PME et à l’artisanat se fera notamment via une aide à la transition numérique, qui profitera à 10.000 entreprises ».




Création d’un fonds de retournement

Alain Rousset envisage également la création d’un fonds d’investissement ayant une capacité d’engagement de 100 M€ dans les capitaux propres des entreprises. Actuellement, les différents fonds auxquels abondent les trois régions disposent d’un peu plus de 70 millions d’euros engagés dans le capital d’entreprises régionales. Alain Rousset propose de créer un fonds de fonds qui piloterait les investissements prioritaires à opérer dans les fonds déjà existants : ACI, Aerofund, Irdi… « Jusqu’à présent, la Région Poitou-Charentes ne pouvait apporter qu’un ticket de 500.000€ maximum, explique Jean-François Macaire, président du conseil régional et colistier d’Alain Rousset. Demain, avec ce fonds doté de 100 M€, nous serons en mesure de monter jusqu’à un million d’euros ». Le candidat PS-PRG envisage la création d’un fonds de retournement « pour sauver les emplois des entreprises en difficulté ». Il reprend ainsi un mécanisme déjà en œuvre en Poitou-Charentes et Limousin, où il profite 3 M€. Le fonds de retournement de la grande région sera pour sa part doté de 10 M€, confiés à un organisme spécialisé. Il interviendra aux côtés des acteurs bancaires, de BPIFrance et des services de redressement productif de l’Etat pour proposer des solutions financières permettant aux entreprises de passer les caps difficiles.




500 usines du futur

« Pour aider la compétitivité de toutes les entreprises, nous allons créer 500 nouvelles usines du futur dans l’industrie mais aussi l’agroalimentaire », annonce Alain Rousset. Ce programme a déjà profité à 200 entreprises aquitaines afin qu’elles modernisent leur outil de production, leur organisation et leurs conditions de travail. Accusé par Virginie Calmels de ne soutenir que les ETI et grands groupes industriels, Alain Rousset répond que « toutes les entreprises ont vocation à profiter de ce dispositif, de Ceva Santé Animale à la petite entreprise de Saint-Alvère » Et que l’accès des TPE et PME à la commande publique sera facilité par l’allotissement systématique des marché ». Par ailleurs, le « tryptique recherche, développement et accompagnement sera renforcé ».




Porter l'investissement de 40 à 45%

Alain Rousset réfute les accusations de mauvaise gestion portées par Virginie Calmels. « Les budgets cumulés des trois régions actuelles atteignent 2,5 milliard d’euros : 40% pour l’investissement et 60% pour le fonctionnement. Nous porterons l’investissement à 45%. Annoncer 60% comme le fait mon adversaire relève de la démagogie, du mensonge ». Et le candidat de rappeler que derrière les budgets de fonctionnement on retrouve les TER, les lycées, les programmes de recherche…



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