Pierre Cadiou,
DG de Gopex à Brest,
entreprise de production et commercialisation de semences de pommes de terre.
Avez-vous été impactés par les révolutions arabes cette année?
Oui, nous n'avons pas vendu en Libye, ni en Syrie. Cela a quand même été possible en Égypte et en Tunisie. Mais nous avons eu des difficultés au niveau des paiements. Nos interlocuteurs nous ont demandé de comprendre. Et pour l'année qui vient, ce sera difficile aussi, vu la situation dans ces pays. Sans compter que nous avons aussi été pénalisés par les grèves qui ont paralysé les stocks ici. Certaines commandes sont arrivées en retard.
Comment s'annonce l'année qui vient?
Gopex (CA: 13,5M€; 10 salariés) exporte à 95%. Les leaders mondiaux sont Hollandais et la pomme de terre est un marché très volatil. Les prix varient de moins 20% à plus 20%. Cette année s'annonce difficile: il y a aussi beaucoup de pomme de terre "consommation" sur le marché. La tendance est à la baisse des prix. Ensuite il faut voir par pays, car chaque marché national est différent selon la saison précédente.
Quelle est votre stratégie pour contrer cette baisse?
Nous continuons à progresser dans nos exportations. Nous allons dans de nouveaux pays comme les Émirats ou encore le Congo. Nous travaillons aussi la
sélection. Aujourd'hui, 70% de notre catalogue sont des variétés protégées. L'embauche d'un technicien agronome est d'ailleurs à l'étude. Elle est suspendue à un démarrage correct des ventes cet automne. Contact. 02 98 40 65 76
.
- TROIS QUESTIONS À