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Girondins de Bordeaux : Bordeaux Métropole refuse les conditions du potentiel nouvel actionnaire majoritaire
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Girondins de Bordeaux : Bordeaux Métropole refuse les conditions du potentiel nouvel actionnaire majoritaire

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Le fonds d'investissement londonien Sparta Capital est en négociations avec l'actuel propriétaire du club de football FC Girondins de Bordeaux pour en devenir actionnaire majoritaire. Le candidat à la reprise demande certaines conditions qui concernent directement la métropole bordelaise. Des conditions que les élus métropolitains, dont le président Thomas Cazenave, refusent.

Gérard Lopez, propriétaire du club de football des Girondins de Bordeaux, pourrait céder la majorité à Sparta Capital — Photo : FCGB

Le 19 juin, Bordeaux Métropole a mis quelques points au clair concernant ses conditions à la potentielle future entrée majoritaire du fonds d'investissement londonien Sparta Capital au capital du club de football des Girondins de Bordeaux. Actuellement toujours détenu par l'homme d'affaires Gérard Lopez, le club sportif fait face à de lourdes difficultés financières et a été rétrogradé en National 2. Il s'apprêterait aussi à laisser entrer Sparta Capital à hauteur de 67 % et à le laisser investir 20 millions d'euros sur trois ans, selon les informations révélées par Ici Gironde.

Conditions d'entrée

L'entrée au capital est conditionnée à plusieurs éléments entrant dans le cadre d'une négociation, éléments qui concernent la Métropole et la Ville de Bordeaux, a précisé la collectivité le 19 juin. D'abord, Sparta propose d'acheter le stade Atlantique et le foncier autour ainsi que le centre d'entraînement du Haillan.

Il demande une réduction du loyer de redevance pour l'occupation du stade de 60 % (il coûte un peu plus d'un million d'euros par an actuellement), "une levée de la lettre de garantie de la holding Jogo Bonito Group (propriété de Gérard Lopez) et l'abandon de la procédure judiciaire en cours" dans laquelle la collectivité cherche à récupérer quasiment 20 millions d'euros (19,7 M€) de loyers impayés.

Garanties insuffisantes

Ces conditions, la Métropole de Bordeaux ne se dit pas prête à les accepter en l'état. "Les différentes garanties financières apportées par Sparta Capital sont insuffisantes pour porter l'ensemble des opérations notamment concernant l'achat du stade et du complexe du Haillan", assure la Métropole. Ces rachats passent essentiellement par des options d'achat, révèle-t-elle encore, "sur une durée relativement longue et sans garantie de bonne fin, pour un prix non documenté et payé vraisemblablement au moyen d'un crédit-vendeur exclusivement supporté par la Métropole".

Par ailleurs, la baisse de la redevance du stade coûterait environ 800 000 euros annuels supplémentaires aux finances publiques (donc au contribuable), la baisse du loyer devant être compensée par une augmentation de la subvention d'équilibre versée par la métropole à la régie du stade. "Bordeaux Métropole devrait s'engager à conduire une contractualisation dans un délai qui aujourd'hui ne respecterait aucune règle de droit et mettrait la collectivité en infraction", ajoute la collectivité.

Si elle termine en assurant que "rien ne s'oppose" à l'entrée de Sparta au capital du club, son président, Thomas Cazenave, affirme que cette dernière "ne peut être conditionnée à un nouvel effort de la Métropole". Les Girondins sont attendus le 30 juin devant la Direction nationale du contrôle de gestion, le gendarme du foot français, pour définir le financement de la future saison.

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