Umamy développe un agent IA pour aider les entreprises à recruter
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Umamy développe un agent IA pour aider les entreprises à recruter

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La start-up biarrote Umamy prend le pari d'améliorer le recrutement avec l'intelligence artificielle. Elle a développé un agent pour aider les services RH des entreprises à trouver de meilleurs profils, gagner du temps dans leurs recherches et décupler leurs entretiens. Elle cherche à lever plus d'un million d'euros.

Jonathan Bouaziz, Connor Blair, Clément Revillon et Stéphane Millet ont cofondé Umamy en avril 2025 — Photo : Pitch By Deel

Un chasseur de têtes… virtuel. C’est l’outil développé par la jeune start-up biarrote (et parisienne, incubée à Station F) Umamy, fondée en avril 2025 par quatre entrepreneurs aux profils business et tech. Sa technologie propriétaire est un agent IA dédié aux équipes RH d’entreprises, et son cœur de cible des sociétés "de 200 à 500 salariés, basées en Europe, au Royaume-Uni ou aux USA et qui effectuent plus de dix recrutements par an", précise Stéphane Millet, cofondateur.

Aide à la décision

L’agent IA en question, qui s’alimente des données de l’entreprise cliente, joue un rôle d'identificateur des profils d'un cabinet de recrutement, laissant le soin à la société en question de trancher. "Il connaît le besoin de l’entreprise et sa culture, donc les profils qui vont correspondre. C’est une aide à la décision pour permettre au recruteur de savoir où engager la discussion en priorité", précise Stéphane Millet.

L'outil d'Umamy va ainsi trier des CV, identifier des profils sur les réseaux (LinkedIn), gérer une première mise en contact et attribuer un score à des profils. L’outil agit en comme un "entonnoir" pour trouver les candidats les plus qualifiés.

Des effets déjà visibles

L’idée part d’un constat plutôt alarmant : la difficulté croissante des équipes RH des entreprises à faire face à une avalanche de candidatures, de plus en plus adeptes, elles aussi, de l’IA. "En moyenne, un recruteur reçoit aujourd’hui 340 candidatures par poste. Ils sont sous l’eau, d’autant plus car leur budget a été réduit pour faire appel à des agences de recrutement externes. La conséquence, c’est qu’ils ont plutôt tendance à moins se fier aux candidatures entrantes et à chercher eux-mêmes des profils, ce qui leur prend environ 7 heures par semaine", confie Sébastien Millet.

L’automatisation de ces tâches chronophages a plusieurs effets, que la start-up — dont le plus gros client est aujourd’hui l’américain Salesforce — a pu mesurer. Les taux de réponse sont améliorés pour l'entreprise cliente, qui reprend la main sur un recrutement "augmenté" et les responsables RH peuvent faire passer plus d'entretiens du fait du temps libéré. "Saleforce a constaté qu'ils passaient des entretiens avec quasiment 50 % de femmes, contre environ 30 % habituellement", poursuit Stéphane Millet.

Valeur IAjoutée

"Ce qui apporte vraiment de la valeur à Umamy, c’est la façon dont on crée le contexte. On prend des informations sur le besoin des entreprises pour un poste précis, on lui présente des profils et on analyse tous les échanges", ajoute Stéphane Millet. Son expertise sur une entreprise se développe au fil du temps, elles seront même "questionnées sur leurs attentes, à la fois pour le poste et l’utilisation de l’IA".

Déjà capable d’analyser une centaine de profils par minute, la start-up est en ce moment en pleine levée de fonds et espère réunir plus d’1 million d’euros. Elle envisage de recruter - avec son propre outil, bien sûr - pour atteindre une dizaine de personnes d’ici à fin 2026.

Pyrénées-Atlantiques Paris # Intelligence artificielle # Recrutement # Start-up # Levée de fonds # International # Ressources humaines
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