Marseille
Georges Richelme : À la tête du tribunal de commerce
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Georges Richelme : À la tête du tribunal de commerce

Depuis janvier dernier, le tribunal de commerce de Marseille a un nouveau président: Georges Richelme, actuel directeur juridique d'Eurocopter. Un Marseillais d'origine qui a longtemps travaillé à Paris - au Service d'information et de diffusion du Premier ministre, puis à l'Union nationale des Caisses d'Épargne et à la Caisse d'Épargne de Paris - avant de retrouver sa région au milieu des années 1980. Il a ainsi travaillé six ans au sein du groupe chimique Duclos, puis a intégré Eurocopter en 1992.




Un mandat de quatre ans

Un parcours professionnel riche qui a très vite été doublé d'un solide engagement au service de la vie économique locale. «J'ai tout d'abord intégré le CJD Marseille, puis j'ai été élu à la CCI Marseille Provence de 1988 à 1992, avant de rentrer au tribunal de commerce de Marseille. Le parcours classique...», sourit-il. Après douze ans de mandats, il fait une pause en 2004, puis il reprend le chemin du tribunal en 2010. Il est alors nommé vice-président. Deux ans plus tard, il accède à la fonction de président du deuxième tribunal de commerce de France. Un mandat de quatre ans s'ouvre désormais à lui, dans un contexte de baisse d'activité du tribunal phocéen. «Nos80 juges prennent environ 30.000 décisions chaque année. Mais en cinq ans, nous avons enregistré une baisse de 25% de nos actions», confie-t-il. L'explication tient selon lui dans la conjoncture microéconomique. «Le tissu de notre circonscription n'est pas en croissance. On ne peut en effet pas dire que Marseille est une ville où les entreprises se créent ! Par conséquent, le nombre de procédures collectives suit naturellement cette tendance».




« Regagner du terrain»

Un phénomène qui va de paire, selon Georges Richelme, avec «une relative perte du caractère référent du tribunal de commerce en tant qu'institution dans la Cité». «Nous devons regagner du terrain en travaillant la qualité de nos décisions, soutient-il. Mais aussi en réorganisant nos chambres par spécialisations, de manière à ce que les juges soient eux aussi plus spécialisés et que nous puissions assurer une meilleure sécurité juridique dans nos décisions, avec une jurisprudence construite et prévisible».

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