FST handwear : La mode au bout des doigts
# Commerce # Ressources humaines

FST handwear : La mode au bout des doigts

Textile. La petite entreprise de gants grenobloise fait face à un véritable enjeu de développement, trois ans après sa création.

Une moyenne de 30% de croissance annuelle depuis sa création en 2008 et 20.000 paires de gants écoulés en 2011: FST handwear suit l'évolution escomptée par ses créateurs, Benjamin Cuier, Philippe Largueze et, dans l'ombre, Simon Baret. À tel point que la société grenobloise doit faire face à de nouveaux défis de développement. «Janvier2012 marque pour nous l'arrivée d'une styliste, dévoile Philippe Largueze. La première embauche fait peur quand on est deux opérationnels, pour l'ambiance, la fiche de compétences à définir... Mais nous avons maintenant un chiffre d'affaires et des bénéfices suffisants pour absorber un recrutement. Et nous arrivons à la limite de notre charge de travail.» Ainsi, 80% des démarches commerciales sont effectués par Benjamin Cuier et Philippe Largueze. FST handwear compte 300 clients en France, des boutiques de prêt-à-porter multimarque. «Cette arrivée nous permettra de dégager du temps pour l'international, souligne Philippe Largueze. Nous visons de gros clients sur les pays européens limitrophes avec la création d'un réseau local de type Grands magasins. Pour embaucher un commercial, il nous faudrait multiplier le chiffre d'affaires par deux...»




Gant tactile

Au-delà de l'international, FST handwear explore de nouveaux relais de croissance, notamment pour atténuer l'effet de saisonnalité. «Nous travaillons sur des gammes complémentaires et nous lançons de nouvelles collections. L'une, Brokante, propose un style très différent, esprit rétro et élégant. Une autre s'adresse aux hommes avec un gant spécialement conçu pour être utilisé avec les outils tactiles, tablettes ou smartphones.» La société offre également aux entreprises, collectivités, musées, associations, la possibilité de produire des éditions limitées à leurs couleurs. «Le gant est un support d'expression car la main elle-même est un outil de communication», assure Benjamin Cuier.




Lancer la mode

Reste un élément essentiel à la société pour décoller et s'imposer, mais un élément qu'elle ne peut maîtriser seule: que le gant revienne à la mode. «Le marché s'était écroulé car il ne s'y passait rien. Nous, nous créons des collections, avec des produits visuellement identifiables, en utilisant les codes du marketing et de la communication du prêt-à-porter. Mais on ne peut pas être seuls pour lancer une mode, avoue Philippe Largueze. La mode, ça tient à pas grand-chose, la diffusion des produits aux bonnes personnes. Mais un effet de mode peut aussi être compliqué à gérer: si le produit se vend cinq fois plus, nous devons aussi produire cinq fois plus! Reste que si nous sommes sur un territoire avec très peu de concurrence, c'est du pain béni!»

FST handwear



(Grenoble) Dir.: Benjamin Cuier et Philippe Largueze 1 salariée CA 2011: 225.000€ 04 57 79 04 43 www.fsthandwear.com

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