Ce sont les futurs leaders de la tech en France. Le gouvernement vient de dévoiler sa liste annuelle des 120 start-up françaises qu’il estime les plus prometteuses. Il s’appuie pour cela sur deux critères : le chiffre d’affaires et les montants des fonds levés depuis trois ans. Les entreprises sélectionnées vont pouvoir bénéficier d’un programme d’accompagnement.
Le Next 40, les 40 entreprises les plus performantes
Le palmarès est scindé en deux. Il comprend d’abord le Next 40, la crème de la crème des start-up jugées les plus performantes. La moitié des places du Next 40 est attribuée à des entreprises ayant réalisé au moins 100 millions d’euros de chiffre d’affaires lors du dernier exercice et au moins 15 % de croissance annuelle sur trois ans. L’autre moitié des places du palmarès est réservée aux start-up ayant levé le plus de fonds entre janvier 2022 et avril 2025.
Le French Tech 120, les entreprises les plus prometteuses
Le classement comprend aussi le French Tech 120, qui intègre 80 autres start-up à fort potentiel. Pour cette sélection, la même logique est respectée. La moitié des places est attribuée en fonction du montant et de l’évolution du chiffre d’affaires (qui doit être au moins de 20 M€), l’autre moitié en fonction des fonds levés.
Des start-up plus matures
Depuis le lancement du French Tech Next40/120 en 2019, les start-up tricolores ont bien grandi. Cela se ressent dans le palmarès 2025. Le spécialiste de l’assurance santé Alan, la plateforme de produits reconditionnés Back Market, le service de covoiturage Blablacar ou de rendez-vous médicaux Doctolib : 11 des 40 entreprises du Next40 étaient déjà présentes dans le classement en 2019. Ces onze start-up historiques réalisent à elles seules 2,8 des 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires des 120 start-up sélectionnées. L'ensemble emploie 42 000 salariés.
Au-delà de ces 11 entreprises, beaucoup de jeunes pousses ont trouvé leur marché (un tiers des lauréats réalisent plus de 100 M€ de CA) et leur modèle économique. En dehors des deeptech, 44 % des entreprises du French Tech Next40/120 assurent cette année être rentables. Elles n’étaient que 30 % à l’affirmer l’an passé.
Des start-up tournées vers l’international
Deuxième spécificité des champions de la tech tricolore : leur terrain de jeu ne se limite pas à l’Hexagone. Les start-up réalisent en moyenne 35 % de leur chiffre d’affaires à l’international. C’est par exemple le cas d’Electra qui a déployé ses 450 stations de recharge de véhicules électriques dans 10 pays européens.
L’IA au cœur du business
Autre caractéristique de ces start-up, l’intégration de l’intelligence artificielle. Pour une start-up sur trois, l’IA est placée au cœur de la proposition de valeur. C’est évidemment le cas de Mistral AI, spécialisée dans le développement de modèles d’intelligence artificielle générative. Mais aussi de Sekoia, qui utilise l’IA pour automatiser la détection de cyber-menaces. Pour les deux tiers des autres start-up, l’IA n’est jamais très loin : 116 des 120 entreprises du French Tech Next40/120 utilisent l’IA au quotidien.
La transition écologique, devant les fintechs
Le secteur le plus représenté dans la promotion 2025 est la greentech, l’innovation tournée vers la transition écologique. Suivent la fintech et le e-commerce.
Forte coloration parisienne
Dernière caractéristique de ce palmarès : le poids de la région parisienne. Les trois quarts des start-up sont en effet implantées à Paris et en Île-de-France. Pour le Next40, seules huit entreprises n’ont pas leur siège social dans la capitale, à l’image d’Exotec (Nord), de Swile et Qair (Hérault) ou encore de Gojob (Bouches-du-Rhône). Sans surprise, la quasi-totalité des futurs leaders de la Tech s’installent dans des métropoles. Il n’y a bien que l’agritech charentaise Elicit Plant pour opter pour un village de moins de 1 000 habitants.