Alors que les professionnels s’apprêtent à hisser les voiles vers le Nautic de Paris du 7 au 16 décembre, la Fédération des industries nautiques (Fin) se prépare à annoncer un volume d’activité global en baisse pour la filière. Avec un recul d’environ 15 % pour la première monte, c’est-à-dire la construction de bateaux neufs. Un chiffre d’affaires de 4,3 milliards d’euros était affiché en 2010/2011.
Grâce à sa capacité d’innovation, la France résiste cependant mieux que les Etats-Unis ou l’Italie. Sa production de bateaux de plaisance est principalement tirée par l’export (66 %). Troisième fabricant de bateaux à moteur, l’Hexagone reste d’ailleurs leader dans la production de voiliers, de bateaux pneumatiques, d’engins de glisse.
Plus de 41.000 emplois
Le segment de l’ « after-market » (entretien, restauration, aménagement du confort à bord) devrait pour sa part rester étale. En partie grâce à un marché de l’occasion très vivace : 60.000 bateaux changent de main tous les ans. Le nautisme représente actuellement en France un tissu de 5.070 entreprises employant 41.050 personnes. Trois grandes régions industrielles alimentent la production et concentrent plus de 15.000 emplois : Les Pays-de-la-Loire sont à eux seuls à l’origine de 18 % du chiffre d’affaires et de 17 % des effectifs, la Bretagne pèse 11 % de l’activité et des emplois, le Poitou-Charentes 9 %. Provence-Alpes-Côte d’Azur représentait 25 % du chiffre d’affaires et des emplois nationaux.
Fort de ses 5.070 entreprises et de ses 41.050 salariés en France, le nautisme français s'en sort mieux que ses voisins européens grâce à ses capacités d'innovation. Mais crise oblige, il s'apprête cependant à annoncer une baisse de 15 % de la construction de bateaux neufs.