Elles veulent, disent-elles, « attirer l'attention des pouvoirs publics sur l'urgente nécessité de réformer la gouvernance des ports afin de développer les investissements qui s'imposent dans les ports français et de lutter contre la baisse de l'attractivité de nos ports ».
Les privés co-investisseurs aux côtés de l'Etat et des régions
Pas question pour les entreprises de manutention portuaires réunies au sein de l'UNIM (Union nationale des industries de la manutention) de « multiplier les instances », explique leur président, le Havrais Christian de Tinguy. Reste que « en tant que co-investisseur aux côté de l'Etat et des régions, le secteur privé doit avoir son mot à dire dans les décisions stratégiques des ports », estime le directeur général de Terminaux de Normandie.
L'UNIM plaide pour un Conseil des investisseurs publics et privés dans les ports
Présents à travers les Conseils de développement, organe simplement consultatif, les privés ne pèsent pas assez sur les décisions de sports, dénonce le président de l'UNIM qui souhaiterai voir évoluer leur fonctionnement. Il plaide pour un Conseil des investisseurs publics et privés « qui soit investi de réels pouvoirs (...) sans remettre en cause pour autant le pouvoir de décision finale sur les projets d'investissements qui incombe au Conseil de surveillance de GPM ».
L'UNIM espère ainsi peser dans le débat sur le Loi sur l'Economie Bleue qui doit être discuté à l'Assemblée Nationale en février prochain.