Sévère est la crise pour les TO affublés par des maux en série. Fram, 60 ans cette année, a enregistré une chute de son activité de 15%, selon Antoine Cachin, président du directoire, invité par la chambre de commerce et d'industrie de Brest, le 15mai dernier. «On souffre comme les autres entreprises de tourisme», a avoué Antoine Cachin qui foulait pour la première fois le sol brestois avec sa casquette de président du directoire de Fram. Un groupe toulousain, détenu à 8% par Air France, qu'il dirige depuis 2006. Sa croissance étant toujours passée par les aéroports régionaux, Fram s'est installé commercialement en Bretagne en 1989. Il y réalise aujourd'hui 8 à 9% de son activité à travers 14 «ambassades» en franchise et un réseau de 210 agences distributrices. L'année passée s'était achevée sur une note positive en Bretagne, avec une croissance de 8,53% de la clientèle (850euros de panier moyen). À Brest, le troisième tour-opérateur français (483M€ de CA 2008; 600.000 clients) représente près d'un quart des clients charter, avec 13.000 voyageurs en 2008, soit trois fois plus qu'en 2000. Aussi, malgré la conjoncture, Fram s'est engagée sur 15.000 sièges charter pour la saison été 2009 sur les 10 destinations proposées au départ de la pointe bretonne (Maroc, Tunisie, Baléares, Grèce...)* Et pourtant la visibilité est moins bonne: «Là où le client achetait six mois à l'avance, il se décide seulement deux mois avant de partir.»
* S'est ajouté un départ vers Malaga, en Andalousie le samedi, au lieu du mercredi.