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Fonto de vivo sort la tête de l’eau après son redressement judiciaire
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Fonto de vivo sort la tête de l’eau après son redressement judiciaire

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L’entreprise nantaise Fonto de vivo, qui développe un dispositif filtrant l’eau pour la consommation humaine, faisait 90 % de son chiffre d’affaires auprès d’ONG. Suite à l’arrêt de l’aide internationale américaine, l’USaid, l’entreprise avait été placée en redressement judiciaire en mai dernier. Elle vient de trouver un repreneur, et de nouvelles perspectives.

Anthony Cailleau (à droite), dirigeant de Fonto de Vivo, reste à la barre de l’entreprise suite à son rachat — Photo : Fonto de Vivo

C’est un ouf de soulagement pour la jeune entreprise nantaise. Fondée en 2017, Fonto de vivo a développé un dispositif pour filtrer et purifier l’eau pour la consommation humaine, et réalisait 90 % de son chiffre d’affaires avec le secteur humanitaire et des grandes ONG internationales. L’entreprise avait été placée en redressement judiciaire en mai dernier, notamment suite à l’arrêt de l’aide internationale américaine, l’USaid, décidé par Donald Trump. Elle vient d’être reprise cet été par la société Culture, une holding d’investissement filiale du groupe GDCOM (550 salariés, CA 55 M€) situé à Nozay en Loire-Atlantique.

"Nous avions eu plusieurs offres de reprise, et le Tribunal a jugé que c’était la plus à même d’assurer une pérennité sur le long terme", détaille Anthony Cailleau, fondateur et dirigeant de Fonto de vivo, qui reste en place suite à cette reprise.

Consolider sa place sur le marché humanitaire

La holding Culture n’en est pas à son coup d’essai dans la région, puisqu’elle est également présente au sein de l’entreprise Etni Cycles, qui fabrique des vélos-cargos à Carquefou. "Nous avons déménagé au sein des locaux de GDCOM, afin de créer une synergie avec eux, et profiter de fonctions supports en commun", appuie le dirigeant. Fonto de vivo.

Ce dernier, dont les effectifs sont passés d’une dizaine à aujourd’hui quatre personnes, peut déjà se targuer d’avoir distribué 25 000 purificateurs dans 50 pays, permettant à plus de 600 000 personnes d’accéder à une eau potable.

"Nous pouvons viser d’autres ONG, d’autres pays, ou encore d’autres sources de financement"

L’entreprise souhaite désormais repartir de l’avant, dans un secteur humanitaire qui peine à se relever. "La situation du secteur ne s’est pas améliorée. Néanmoins, nous pouvons viser d’autres ONG, d’autres pays, ou encore d’autres sources de financement", ajoute Anthony Cailleau, qui compte bien s’appuyer sur la force de communication et marketing du groupe GDCOM pour y parvenir.

D’autres marchés en ligne de mire

Mais Fonto de vivo ne compte pas reproduire les erreurs du passé en ciblant un marché unique, et compte aussi sur cette nouvelle force commerciale pour se diversifier. Le purificateur peut en effet aussi servir aux nomades qui voyagent en camping-cars ou vans, soit des personnes en quête d’autonomie.

"Nous allons aussi cibler les collectivités, qui doivent assurer un accès à l’eau aux habitants après un épisode de sécheresse ou d’inondations par exemple", précise Anthony Cailleau. De quoi se diversifier, et ne plus être entièrement soumis aux soubresauts du secteur humanitaire.

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