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Fondée il y a six ans, la start-up nantaise Screeb entrevoit la rentabilité en 2026
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Fondée il y a six ans, la start-up nantaise Screeb entrevoit la rentabilité en 2026

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La start-up nantaise Screeb développe une solution numérique pour améliorer l’expérience des utilisateurs des logiciels métiers, ou de sites de vente en ligne. Après avoir débuté en ciblant les start-up, elle s’est depuis tournée vers les grands comptes. Screeb devrait atteindre la rentabilité en 2026, lui offrant le luxe du choix entre une future levée de fonds ou une croissance organique.

Simon Robic, fondateur et dirigeant de Screeb, souhaite atteindre la rentabilité en 2026 — Photo : Benjamin Robert

"C’est une bonne situation ça, Screeb ?" À cette question, Simon Robic, fondateur de l’entreprise nantaise, aurait plutôt tendance à répondre par l’affirmatif puisqu’il vise la rentabilité cette année. Fondée en 2020, la start-up développe un outil numérique pour mesurer la qualité de l’expérience utilisateur. Cet outil permet d’obtenir des retours clients et d’améliorer les logiciels métiers ou de sites de vente en ligne. En 2022, l’entreprise avait levé 1,5 million d’euros pour se développer en France et en Europe. "Atteindre cette rentabilité nous offre le luxe du choix pour la suite de l’aventure. Nous n’avons pas encore arbitré entre lever à nouveau des fonds, ou croître de manière organique. Cela dépendra du marché", analyse Simon Robic.

Un virage des start-up aux grands comptes comme Orange et Renault

L’entreprise, qui compte aujourd’hui une quinzaine de salariés (CA non communiqué), ciblait au départ surtout les start-up. Mais à partir de 2022, nombre d’entre elles ont subi une crise de financement dans la tech, qui s’est répercuté chez Screeb. "À ce moment-là, certains grands comptes sont venus nous voir d’eux-mêmes. Le digital était aussi prépondérant chez eux, et cela nécessitait donc d’améliorer leurs solutions", souligne Simon Robic.

Screeb a ainsi naturellement opéré un virage vers les grandes enseignes, et travaille désormais avec Orange, Renault, Doctolib, ou encore Île-de-France Mobilités. "Nous sommes maintenant proactifs pour démarcher ces grandes entreprises. Si le produit n’a pas eu besoin de grandes évolutions, la stratégie marketing a évolué, avec des deals souvent plus longs mais aussi plus importants", ajoute le dirigeant.

La souveraineté pour se distinguer

Sur son marché, Screeb se distingue en revendiquant être la seule solution à être hébergée chez des opérateurs européens (OVH et Scaleway). Une position qui lui permet de garantir une souveraineté aux données de ses clients. "Depuis notre création, nous avons fait ce choix d’éviter les hébergeurs américains. Ce sujet est devenu une préoccupation majeure, et cela nous donne aujourd’hui raison", appuie Simon Robic.

l’IA pour revenir aux fondamentaux

Screeb souhaite aussi convaincre ses futurs clients en misant sur l’intelligence artificielle. Et toujours dans un souci de souveraineté, l’entreprise a fait le choix de travailler sans surprise avec Mistral AI. "L’IA est une aide pour optimiser une interface. Elle nous ramène aux fondamentaux du métier de manager produit, analyse Simon Robic. Les problèmes ne sont plus techniques pour construire une solution numérique. Il faut aujourd’hui réussir à bien cerner les problèmes des clients afin d’y répondre le plus précisément possible". Un conseil bien sûr valable, que le client soit une start-up ou un grand compte.

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