Flying Eye a l'oeil partout. Créée en 2009, initialement pour réaliser des prises de vues pour le compte de sociétés immobilières, la TPE antiboise a progressivement orienté son activité vers la conception et la vente de drones sur mesure. Un choix tactique, opéré dès la fin 2010, et prolifique : « Depuis janvier, l'atelier tourne en continu », se réjouit Grégoire Thomas, co-fondateur avec son frère Alexandre, de Flying Eye. Quinze drones ont été vendus l'année dernière. Trente ont déjà trouvé preneurs au cours du premier semestre 2013. « Nous partons d'un squelette de drone sur lequel nous ajoutons des briques techniques correspondant au besoin du client. Les applications sont illimitées. Le drone peut être utilisé par des promoteurs immobiliers, pour de la maintenance industrielle, pour des prospections archéologiques ou encore pour des prises de vue médias », détaille le dirigeant citant là quelques-unes des dernières commandes réalisées par la société.
Réglementation contraignante
Flying Eye se positionne sur un marché de niche, où opère une quinzaine de constructeurs, en majorité des PME et jeunes entreprises innovantes. Depuis l'autorisation de l'utilisation des drones civils en mai 2012, leurs perspectives ne cessent de se développer. Car si la réglementation s'avère plus contraignante, elle offre de nouveaux relais de croissance, notamment en matière de formation. La TPE vient ainsi d'ouvrir une école, habilitée par la DGAC, destinée aux opérateurs. Et Flying Eye de tabler sur un chiffre d'affaires de 750 K€ en 2013, contre 350 K€ en 2012 (pour un résultat net de 150 K€).
Des vues à l'international
« Je ne crois pas au marché des grands comptes, trop longs à convaincre, et sur lequel certains de nos concurrents officient déjà », avance Grégoire Thomas. Le dirigeant adresse plus particulièrement « le marché de la TPE et de la PME technique et industrielle qui me paraît plus convainquant ». L'Allemagne, avec sa foultitude de PME industrielles, cristallise assez naturellement de nombreux espoirs. D'où la création en cours d'une filiale à Lõrrach, dans la région Baden-Würtemberg, à quelques encablures de Bâle. Située au carrefour de la Suisse, de l'Autriche et de l'Allemagne, elle aborde le marché germanophone avec appétit. « Nous espérons rapidement dépasser le chiffre d'affaires réalisé en France », reprend le dirigeant. Et d'ici à cinq ans, « devenir leader européen sur le segment de marché visé. »
Flying Eye
(Antibes) Dirigeant : Grégoire Thomas 3 personnes CA 2012 : 350 k€ Tél. : 06 73 10 61 73 @email