Flogentec : La petite business unit de Floralis qui monte
# Industrie # Création d'entreprise

Flogentec : La petite business unit de Floralis qui monte

Plusieurs business units de Floralis viennent de s'installer à Biopolis. Parmi elles: Flogentec qui commence à commercialiser son matériel conçu pour des expériences de biologie en laboratoire.

Ecometrix, Synthelis, Smartox, et Flogentec viennent de s'installer dans la pépinière de Biopolis à La Tronche. Soit une plateforme scientifique et quatre business units de Floralis, filiale de valorisation de l'UJF. «Ces déménagements permettent de concentrer dans un même lieu des gens qui peuvent travailler ensemble, explique Éric Larrey, directeur de Floralis. Les start-up peuvent ainsi vraiment fonctionner en réseau.» Parmi les nouvelles business units, Flogentec va passer le cap industriel en 2010. Menée par Jacques Thélu, chercheurs au CNRS, elle vise à automatiser un processus d'analyses réalisé dans le cadre de tests de biologie pour la recherche sur le développement embryonnaire. Jusqu'ici, ce processus était réalisé de façon artisanale par les chercheurs dans les laboratoires. «Le protocole manuel dure quatre jours et requiert des manipulations fréquentes, explique le porteur de projet. Le risque d'erreur et la perte de temps conduisent à des résultats pas toujours très fiables et surtout, ces tâches ne sont pas intéressantes pour un chercheur. D'où mon idée d'automatiser ce processus.» Mais, au départ, il ne pense pas à partir seul dans l'aventure.




Cinq installations en 2010

Ayant déjà eu l'occasion dans sa carrière de scientifique de faire du transfert d'innovation pour des industriels tels que Meyrieux, il cherche un groupe susceptible de réaliser son idée. En vain. Il abandonne donc l'idée de procéder à un transfert classique. Il faut dire que les études de marché ne donnent pas non plus de bons résultats. Personne ne croit à son idée... Ou presque. Car quand il décide de se lancer seul, Floralis répond présent. «Quand on croit à un projet, c'est aussi une histoire de feeling, commente Éric Larrey. Les études marketing ne font pas tout.» Fabriqué essentiellement par des sous-traitants locaux (14 au total), son appareil désormais breveté, permet d'accomplir le processus d'analyses en 21heures seulement et de façon complètement automatisée. «Cette version est aujourd'hui commercialisable en phase de bêta test, précise le chercheur. Les clients sont des laboratoires académiques ou du secteur privé. Les automates sont déjà installés dans deux laboratoires. L'objectif est d'en avoir quatre ou cinq en 2010.» Et, déjà, le porteur de projet, qui ne sait pas encore s'il fera le pas de la création d'entreprise, pense à la valorisation de son matériel pour d'autres applications que la biologie.




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