Finistère
Finistère : Toujours de vives inquiétudes sur le marché de l'échalote
Finistère

Finistère : Toujours de vives inquiétudes sur le marché de l'échalote

L'effondrement des cours de l'échalote continue à inquiéter les producteurs finistériens, qui doivent à la fois lutter contre les problèmes de régulation des stocks et contre une concurrence accrue venue de l'étranger. Le sujet sera abordé à la fin du mois par la Commission européenne.



L'échalote finistérienne : 80% de la production européenne
Avec une production de l'ordre de 55.000 tonnes/an, la France est le premier producteur européen d'échalotes. A lui seul, le Finistère représente 80 % de la production européenne d'échalotes de tradition. Une
production durement touchée, notamment par la concurrence de l'échalote de semis.




Echalote de tradition vs échalote de semis

« L'Etat est très attentif à la conjoncture actuelle du marché de l'échalote de tradition et aux très mauvais résultats économiques de la filière dans le Finistère », a déclaré Jean-Luc Videlaine, préfet du Finistère, dans un communiqué. « Au problème de régulation des volumes produits et stockés s’est ajoutée une concurrence accrue de l’échalote de semis, moins contraignante et coûteuse à produire mais qualitativement moins reconnue, et dont une partie conséquente est importée », poursuit le préfet.




Harmonisation des dénominations : « Les discussions vont reprendre »
« L'Union européenne ne dispose pas, à ce jour, de position harmonisée sur la dénomination de produits de semis », précise le communiqué. « Certaines variétés, notamment néerlandaises, ont ainsi été inscrites au catalogue officiel européen comme "échalotes de semis" alors que la France souligne qu'elles auraient dû être considérées comme des "oignons", à l'image de marque moins valorisée. L'étiquetage obligatoire doit informer lisiblement le consommateur du type d'échalote commercialisé, semis ou tradition, avec également mention du pays d'origine. Les discussions vont reprendre et l'Etat français a demandé à inscrire le sujet à l'ordre du jour du prochain Comité Permanent des Végétaux de la Commission européenne, prévu à la fin du mois de janvier ».




Action probable des producteurs mercredi
De leur côté, les producteurs Nord-Finistériens ont été appelés à manifester leur mécontentement afin de faire pression sur la Commission européenne. Une action qui devrait probablement se dérouler mercredi, et pourrait se traduire par des convois de légumiers qui partiront de tout le département pour rallier des cibles qui n'ont pas encore été communiquées.

Finistère