Entreprises et emploi
Le nombre de créations d’entreprises est en baisse de 3,6% (4.735) mais celui des liquidations judiciaires également : -14 %. L’emploi salarié a été en hausse de 0,5% entre les troisièmes trimestres de 2014 et 2015. Mais le marché du travail reste à la peine avec un taux de chômage de 9,5% (+0,3 points). Les plus de 50 ans sont plus impactés que les moins 25 ans (+10,1% contre 0,5%).
Agriculture
Le secteur est en pleine crise et recherche la rentabilité. « Cela doit passer une hausse des prix », insiste Sophie Jézéquel, vice-présidente de la Chambre d’Agriculture. En 2015, le prix du lait a en effet chuté de 15,4 % et le porc de 7 %. Le nombre d’exploitations aussi en baisse (6.874 ; -2%).
Pêche
Si le volume de la pêche est en baisse, le prix moyen est bien valorisé avec une hausse de 12%. Ceci a permis au chiffre d’affaires des criées du Finistère à 168,3 millions d’euros, en hausse de 4%.
Commerce
Le secteur est en rebond grâce à une consommation des ménages en hausse de 1,8%. L’offre aussi se développe avec 69 nouveaux commerces (+1%). La CDAC a rendu 14 décisions favorables en 2015 pour un total de plus de 26.000 m².
Tourisme
Les indicateurs sont au beau fixe. Le nombre de nuitées est en augmentation de 2,6%. 78% des professionnels se disent satisfaits.
Ports de commerce
Celui de Brest a vu son tonnage baisser de 8,9%. Mais le premier port de commerce breton a réussi à maintenir son chiffre d’affaires (16 millions d’euros) grâce à son offre de service notamment. A Roscoff, le trafic progresse, avec +2,3% de passagers et +8,6% de marchandises par ferries.
Aéroports
Les deux équipements finistériens vivent deux situations très contrastés : Brest a dépassé encore une fois le million de passagers en 2015 ; Quimper a vu son nombre de passager chuté de 10,9%.
Pour Michel Guéguen, président de la Chambre de Métiers et d'Artisanat et de la Cocef : « Les choses semblent aller un peu mieux mais l’écart se creuse entre l’Est et l’Ouest de la Bretagne. En 1992, le Finistère et l’Ille-et-Vilaine représentaient chacun 30 % des emplois dans la Région. Aujourd’hui, c’est 34% pour l’Ille-et-Vilaine et seulement 27% pour le Finistère ».