« Libérons l’entreprise ! » C’est sous ce mot d’ordre qu’environ 200 chefs d’entreprises finistériens ont manifesté ce jeudi 4 décembre, de 11h à 12h30, devant la préfecture du Finistère, à Quimper, bloquant une partie de la circulation en centre-ville. Ils répondaient à l’appel d’une « interpatronale » (Medef, UPA, CGPME, FDSEA, UNAPL, UIMM et FBB) pour demander au gouvernement un choc de simplification.
Unité des organisation patronales
« Nous sommes satisfaits de l’unité affichée aujourd’hui, a indiqué Pierre Balland, président du Medef à la sortie d’une rencontre des représentants patronaux avec le préfet du Finistère. Le préfet a pris note de nos demandes et reconnaît des difficultés. » Les patrons souhaiteraient notamment la suppression du compte pénibilité « lourd et couteux à mettre en place » et de la loi Hamon. « Prévenir six mois avant les salariés d’une cession, ce n’est pas possible. On est dans des transactions confidentielles ! », évoque ainsi Pierre Balland.
Jean-Paul Jegou, président de la FFB29 , a, lui, souligné les difficultés du bâtiment et la menace que cela faisait peser sur l’apprentissage. « On nous stigmatise parce que qu’on investit pas. Mais notre première responsabilité c’est de gérer nos entreprises pour qu’elles ne se cassent pas la figure ! », s’est exclamé, pour sa part, Lucien Traon, président de la CGPME Bretagne. Il souhaite que les chefs d’entreprise « maintiennent la pression ».