« Pour le développement de notre société sur le Dunkerquois avant de nous engager, en 2015, sur la région Nord - Pas-de-Calais, nous avons besoin d’une levée de fonds pour être en mesure de créer une dizaine d’emplois. Notre besoin est de 400.000 €, mais nous avons un mal fou à trouver. Nous étions jusqu’ici en contact avec un investisseur parisien, New Found, qui nous a lâchés puisqu’il attend un exercice complet de l’entreprise avant d’investir. Or, nous sommes créés depuis le premier janvier 2014. Dans la région, ce n’est pas beaucoup plus simple : on nous dit souvent que l’idée est géniale mais aucun interlocuteur ne se présente quand on évoque le financement. Les RDV finissent toujours par des compliments, mais on ne sent pas soutenus. Comme nous sommes Dunkerquois, nous aurions aimé que l’amorce soit créée sur le Dunkerquois. Nous avons des contacts à Bordeaux ou Florange mais aussi avec des Allemands, des Anglais, des Italiens ou des Autrichiens. Si pour évoluer, nous devons quitter la région, alors nous le ferons. Mais ça ne sera pas de gaieté de cœur. On ne perd pas encore le moral, Michaël (NDLR : Michaël Pouchelet, son associé) comme moi continuons à faire du porte-à-porte mais ça demande beaucoup d’énergie. Pour ma part, j’ai démissionné de mon emploi pour créer Touteco. Il me faut des résultats. Peut-être qu’on recevra une bouffée d’air de la part de l'association LMI Innovation, mais ça ne fera pas tout. Une trentaine de rendez-vous inaboutis, c’est usant ».
La start-up Touteco va t'elle devoir quitter la région faute d'y avoir trouvé en local les financements dont elle a besoin pour évoluer ? C'est la question que se pose, à regret, Laurent Marcant, le P-dg de cette jeune pousse (2 collaborateurs, 500.000 € de CA prévisionnel) qui développe un portail internet de petites annonces et services géolocalisés. Il s'en explique au Journal des entreprises.