Var
Fimat investit dans l’autoconsommation collective
Témoignage Var # Bâtiment # Transition énergétique

Fimat investit dans l’autoconsommation collective

S'abonner

Engagée dans une démarche RSE, la PME seynoise Fimat concrétise sa transition énergétique avec la mise en service d’une unité de thermolaquage de 1 200 m² équipée de 435 m² de panneaux photovoltaïques. L’installation a été pensée pour l’autoconsommation collective dans un rayon d’un kilomètre.

Patrick Saint-Etienne et Vincent Thibaudat, les dirigeants de Fimat — Photo : Hélène Lascols

Le souci de bien faire les choses conformément aux piliers de la RSE (gouvernance, économique, social, sociétal et environnemental) n’est pas nouveau chez Fimat (45 salariés, CA : nc). Mais il manquait à cette PME spécialiste de la menuiserie industrielle des mesures liées à la transition énergétique. "Nous appliquons les bonnes pratiques de la RSE depuis 2020, avec des choses simples. Nous veillons au bien-être de nos salariés, nous fabriquons en France, pour un marché local, nous avons mené une réflexion collaborative sur le cycle de vie du produit et à chaque renouvellement de matériel, nous optons pour de l’électrique. Il manquait une pierre à tout ça : l’autoconsommation", raconte Vincent Thibaudat. Depuis que ce dernier a repris l’entreprise seynoise en 2020, aux côtés de Patrick Saint-Etienne, dirigeant depuis 2011, il a engagé d’importants investissements pour moderniser cette PME, récompensée d’ailleurs par l’Association France Qualité Performance.

Un investissement stratégique

Dès le départ, leur ambition est de développer la société, de la structurer, d’industrialiser les process. Pour cela, "il nous faut des hommes et des mètres carrés", résume le dirigeant. En plus des 4 500 m² du site de Camp Laurent, les entrepreneurs ont investi dans un premier bâtiment, à quelques mètres, puis un second, dédié au thermolaquage sur éléments métalliques a été mis en service en octobre 2025.

Avec chacun 1 200 m² de surface, "ils nous permettent d’augmenter de 50 % nos capacités de production." Le site de thermolaquage (Metalcolor 83, NDLR), conçu pour atteindre une cadence de 3 000 m² par jour, et qui mobilisera à terme 6 salariés, s’adresse à une clientèle de ferronniers, métalliers, charpentiers et entreprises du bâtiment. "C’est un investissement stratégique : il nous permet de gagner en autonomie et en qualité tout en restant compétitifs", ajoute Patrick Saint-Etienne.

Pour le premier bâtiment, ils racontent avoir raté l’opportunité d’équiper la toiture de panneaux photovoltaïques, pour le second, ils ont anticipé et investi dans une structure capable d’accueillir 435 m² de panneaux. "Le surcoût lié à la structure n’est pas neutre, de 150 000 à 200 000 euros, mais nous avons été soutenus par la Région Sud", confie Vincent Thibaudat.

Fimat a équipé son bâtiment de 1 200 m² de 435 m² de panneaux photovoltaïques — Photo : Fimat

L’autoconsommation collective, "une idée géniale"

L’installation a été confiée à TSM Énergies et Services, une entreprise générale de bâtiment, implantée à Sanary-sur-Mer tandis que la mise en œuvre du dispositif d’autoconsommation collective a été accompagnée par la start-up varoise SunLeavs. Cette start-up, fondée par Romain Chayla, accompagne entreprises et particuliers dans la réduction de leurs factures d’électricité et l’optimisation de leurs revenus grâce à l’autoconsommation. SunLeavs s’occupe de tout, de la création du GIE (Groupement d’intérêt économique), à la recherche d’autres entreprises intéressées dans un rayon d’un kilomètre, en passant, ensuite, par la répartition des flux et la facturation. "C’est une idée géniale, qui permet de partager notre surplus avec les entreprises voisines plutôt que de le renvoyer dans le réseau", se réjouit le chef d’entreprise.

Des profils énergétiques complémentaires

Aujourd’hui, la toiture, capable de produire 100 kW, l’équivalent de la consommation de 180 foyers, vient d’être mise en service. "Cette énergie couvre les besoins des trois unités de l’entreprise représentant près de 6 500 m² de surface de production. L’excédent sera partagé avec nos voisins intéressés." Installée au cœur d’une zone industrielle dense, elle peut intéresser "une centaine d’entreprises potentielles" et le GIE cible en particulier "des entreprises dont les besoins en énergie sont décalés dans le temps, les soirs et le week-end, comme des grossistes alimentaires. L’intérêt de l’autoconsommation collective, c’est la complémentarité des profils", précise Patrick Saint-Etienne. À la clé pour les futures sociétés adhérentes au GIE : une économie sur la facture d’électricité de l’ordre de 30 %. Et la participation à "une démarche pionnière sur le territoire", selon le duo.

Var # Bâtiment # Production et distribution d'énergie # Transition énergétique # PME # Start-up # Investissement industriel