C'est dans un climat de doutes et d'inquiétudes qu'a été lancée la deuxième édition des rencontres professionnelles du solaire, Solar meetings, fin novembre à Chambéry (73). En effet, assommée par le moratoire de décembre2010 sur le gel des aides à l'énergie solaire, asphyxiée par une surproduction mondiale de 30 à 35% de modules photovoltaïques, dont la société iséroise Photowatt fait les frais, la filière cherchait de nouvelles marques. «La France a la capacité de se démarquer dans la filière solaire car elle en possède la technologie et le savoir-faire», insistait Jean-Pierre Vial (photo), président de Savoie technolac et coprésident fondateur de l'Institut national de l'énergie solaire (Ines). La production solaire s'établit en France à plus de 2.000MW, bien au-delà des préconisations du Grenelle de l'environnement. «Le solaire est donc appelé à jouer un rôle important dans le mixte énergétique», poursuit Jean-Pierre Vial, en indiquant que derrière chaque panneau se déroule une chaîne combinatoire complexe, entre technologies, industries et emplois. Dépassant le problème de la saturation du marché des panneaux, dont la reprise est attendue pour fin 2012, les experts préconisent d'autres cartes à jouer, notamment dans le secteur amont des équipementiers, à l'image du fabricant de fours ECM à Grenoble, mais aussi dans le secteur de la cellule sur modules, comme Soitec. De gros projets sont d'ailleurs attendus en France. Il a également été beaucoup question de parité réseau, c'est-à-dire de la convergence entre le prix des énergies attendue à partir de 2016 et de coopération internationale, notamment à l'échelle européenne.
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