Quand Fichaux Industries rencontre les Cafés Méo se sont des fiançailles qui s'opèrent entre les deux torréfacteurs de la métropole. Le premier des deux acquiert 20% du capital du second. Mais pas d'inquiétudes, cette acquisition n'est pas hostile. Les choses se font en douceur pour un mariage annoncé dans 18 mois.
Unir sa force commerciale
Une période qui va permettre au Madeleinois Fichaux d'unir sa force commerciale à celle du Lillois Méo. «Méo a une logique de marque et nous de MDD. Rien que pour cette raison nous sommes clairement complémentaires, estime le président du directoire de Fichaux Industries, Dominique Ruyant. Nous produisons 24.000T de café par an. Nous embauchons 149 personnes et enregistrons en 2009 un chiffre d'affaires de 85M€.» Autant dire que l'entreprise madeleinoise pèse plus du double du torréfacteur Méo. Cependant ce dernier n'est pas à plaindre. Avec son CA de 35M€, ses 6.500T de cafés et son effectif de 75 personnes, sa marque, siglée à 40% équitable, a réussi à se faire une place sous le soleil des rayons de la grande distribution.
Continuer d'investir
«Au lieu de nous affronter sur ce marché, nous avons préféré unir nos forces et nos compétences, annonce Gérard Meauxsoone, président du directoire des Cafés Méo. À nous deux, nous représentons plus de 30.000T, soit 14% du marché en volume. Ce n'est pas rien. Grâce à cette alliance nous pèserons davantage dans les négociations commerciales. C'est une certitude.» Et Dominique Ruyant d'ajouter: «Cette acquisition réalisée sur nos fonds propres va permettre à nos deux structures de pérenniser leurs activités. Ce n'est donc pas une opération financière mais bien une alliance qui vise le long terme.» Les Cafés Méo ne sont donc pas prêts à arrêter d'investir dans leurs lignes de production. Pour note, le torréfacteur a mis sur la table, depuis 2002, la bagatelle de 7M€, dont 1,5M€ ces deux dernières années.
Fichaux industries acquiert 20% du capital de Méo. Ces fiançailles vont se transformer en mariage dans 18mois. En attendant, les deux torréfacteurs pèsent déjà 14% du marché en volume.