Le groupe Paragon (1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaires, 7 500 collaborateurs dont 1 700 pour la division Western Europe et 800 en France) fait partie des quelque 70 PDP (plateformes de dématérialisation partenaires) présélectionnées par l’État pour accompagner les entreprises dans l’émission et la transmission de factures électroniques. C’est à Marcq-en-Barœul, près de Lille (Nord), que se situera le cœur de cette activité. Opérateur de dématérialisation (OD), l’ex-Groupe Bernard (450 salariés), racheté par Paragon en 2020, deviendra un site stratégique pour le groupe, porté par la réforme qui entrera en vigueur en France à partir du 1er septembre 2026. Cette réglementation constituera un relais de croissance important pour le site de Marcq-en-Barœul, dont l’activité de dématérialisation devrait se transformer progressivement.
Lille, base arrière pour l’Europe
"Nos opératrices vont changer de métier", confie Claude Espinas, directeur de la Business Line Business Process Outsourcing (BPO) de Paragon, qui y mettra les moyens. "Une grosse part des investissements du groupe se fait sur la PDP", poursuit-il, sans donner de chiffres. "À Lille, nous sommes en phase de développement et les demandes sont de plus en plus importantes. Sur le marché français, le site apportera plusieurs millions d’euros de chiffre d’affaires en plus pour l’organisation", complète-t-il. Paragon ne fait pas mystère de ses ambitions. "Nous voudrions devenir le Doctolib de la facturation électronique", déclare Claude Espinas. Le groupe ne devrait pas s’arrêter là : la base nordiste servira aussi à attaquer le sujet dans le reste de l’Europe.