L'assemblée générale du Conseil régional de l'ordre des experts-comptables, qui s'est tenue au Touquet le 9octobre, a donné lieu a des échanges sur la profession et l'importance de l'intelligence économique. Bernard Bryselbout en fait la synthèse.
Dans quelle démarche se place votre profession? Nous souhaitons développer une stratégie de mise en réseau auprès des entreprises clientes, des décideurs politiqu
es, et de l'interprofession, les avocats ainsi que les notaires. L'idée consiste à resserrer le maillage d'un territoire fort de 11unions locales et 850 adhérents, tout en insistant sur la notion de transfrontalierité avec nos voisins flamands et wallons.
Est-ce donc cela l'intelligence économique?
Ce terme est mal maîtrisé. Aussi avons nous souhaité y revenir lors de notre assemblée. Les experts-comptables y sont sensibles à double titre: en tant que chefs d'entreprises d'abord, et en tant que cabinets conseil ensuite. Avec l'émergence des TIC, l'intelligence économique n'est plus l'apanage des grandes entreprises stratégiques. La plus petite innovation est un avantage concurrentiel. Désormais, n'importe quelle société doit veiller aux risques juridiques, informatiques ou encore humains qu'elle encourt dans sa gestion de l'information.
Quel est votre rôle dans cette définition?
Au niveau national, en entente avec le ministère de l'Économie, le Conseil supérieur de l'ordre des experts-comptables coordonne un dispositif qui, dans le cadre des schémas régionaux de développement, devrait permettre aux PME de renforcer leur croissance, leur capacité d'innovation et leur poids à l'export.